3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 13:00

Où es-tu VirtualRegatta ?

Et mon bateau fantôme est-il toujours là ?

Sur tes océans je repartira

Là-bas

Où es-tu Virtualregatta ?

Porté disparu de ma vie là

Des jours et des jours tu m'accaparas

Mais jamais plus jamais on arrivera

A gagner là-bas


J'ai embarqué à bord de The transat là

Oh Mon virtualregatta

Faut-il faire route sud sur Cuba ?

Ou-sont Pen duik et IMOCA ?

Pas dans les glaces de l'Alaska,

Déjà ?

 

Où es-tu virtualregatta ?

Dans mon ordi tu es toujours là

Avec options pour survivre

ici-bas

 

As-tu perçu les rêves de ce qui navigua

à l'héroïque Vendée globe d'autrefois

Où l'on sombrait au large de Bora Bora

 

Où es-tu VirtualRegatta ?

Porté disparu VirtualRegatta

Des jours et des jours j'espéra

Mais jamais ensemble on n'arriva

Là-bas

VirtualRegatta pourquoi ?

 

Comment vous dire...

Repartir dans la virtualité à voile n'est pas chose facile pour moi qui est tant rêvé à  sortir en mer pour aller me confronter à la réalité de la course au large.

Mais bon calendrier oblige : le Vendée globe se profilant, refaire un petit galop d'essai pour voir ce qui a changé sur Virtual Regatta et reprendre des nouvelles de mes amis "champions" de voile virtuelle me sembla tout à coup comme une impérieuse évidence.

Le 6 novembre est déjà prochain et nous sommes sûrement déjà quelques centaines de milliers à  voir comment on va pouvoir s'organiser pour faire notre 3ème Vendée globe virtuel ! C'est notre rendez- vous incontournable, nous les membres de la grande communauté des aficionados de Virtual Regatta.

Combien de petits bateaux dériveront alors sur les océans virtuels ?

Plus d'un million c'est sûr !!!


L'occasion faisant le laron, c'était ce lundi le départ de la Transat Anglaise, son retour plutôt pour cette course initiatique de la course au large.

Après 8 ans d'interruption revoilà donc THE Transat au programme.

En 1960, la première édition fut reportée par le devenu par ce fait Lord Cheschester et lors de l'édition suivant survolée par Eric TABALRY sur Pen Duick II je venais au monde !

Pour commémorer cet événement, Loïc PEYRON repart à bord du Pen Duick de TABARLY pour revivre cette course dans les conditions de l'époque : c'est à dire avec un pilote d'antant (toujours fabriqué sur le plateau nautique rochelais) et qui montre vite ses limites au portant et sans outils de navigation mis à part un sextant.

Loïc PEYRON est un génial et marin précurseur qui avait, dès les début de Virtual regatta, pressenti l'intérêt de la course virtuelle.

Comme pas mal d'anciens de VR, j'ai souvenir de l'avoir défié lors d'un "challenge PEYRON" qu'il avait lancé à notre petite communauté d'addicts. Ce devait bien être la seule fois que Virtual Regatta me fit un versement de 59 euros (si j'ai bonne mémoire) pour le simple fait d'être arrivé avant lui, comme quelques centaines d'autres joueurs d'ailleurs.

J'ai le souvenir aussi qu'il m'avait répondu en personne à un petit message sur l'interface de communication entre les joueurs participants à ce challenge. C'était bien lui qui était derrière son ordi pour « barrer » son bateau, un peu laborieusement parfois comme quoi nul n'est infaillible et le passage de la course réelle à la virtuelle n'est pas chose aisée non plus :-)

Ce lundi en m'inscrivant sur la course The Transat, j'avais en fait l'espoir de pouvoir concourir avec Pen Duick et battre à nouveau le grand maître de la course au large des temps modernes mais aussi Tabarly him'self (dont la route de 1964 apparaît comme enchantement sur l'interface du site de la vraie course avec celle de PEYRON).

Ce serait une sorte de course originelle (SANS OPTION payante), où l'endurance, le temps passée derrière son écran serait autant récompensé que le temps que passerait Loïc à la barre.

Mais hélas VirtualRegatta ne proposa pas de relever ce type de challenge à l'ancienne, un peu à l'instar du premier Vendée Globe 2008 où nous nous refusions à acheter des options pour le plaisir de la navigation d'antant et le rythme de vie d'extraterrestre qu'elle induisait.

Après avoir assisté au direct du départ sur ITV, je me résolu à partir en course virtuelle sur le coup du 20h.

Les favoris avaient déjà creusé les écarts.

Quitte à me préparer au prochain vendée globe, je lâcha 19,90 euros de ma carte bleue à VR pour me lancer dans la catégorie Class 40, ce qui aura au moins le mérite de faire durer un peu le plaisir tant la course en ULTIMES risque de tourner au blitz : une guerre éclair !

 

Qu'est ce qui a changé sur VR depuis ?

Diantre il n'y a plus de case la mer a cesser d'être un immense échiquier bleuté !!!

L'interface à évoluer un peu avec une possibilité graphique de visualiser les polaires du bateau et sur le compat un indication de la Best VMG (ce qui peut être utile !).

Sinon à côté Pacotool.fr (cette magique boite à outils d'assistance au calcul de la plus rapide trajectoire) est toujours fonctionnel ainsi que son lien vers le routeur ZEZO qui permet de programmer ces changements de caps :  un exercice à faire toujours  au moins deux fois à 5 heures du mat et 17h00 lors de la mise à jour des fichiers météo. :-)

Avec cette manière soft de jouer à VR, il se pose donc au moins deux fois par jour toujours cette même question existentielle : mais où donc planter son petit drapeau vert de ZEZO sur l'océan ?

Aussi quelle surprise de voir toujours affiché sur l'interface de Pacotool le logo de mon bateau virtuel "notretransat650-monplombier17" qui renvoit toujours à mon site internet de notretransat !

Un grand merci à maître Ricard-34 pour cette fidélité en amitié virtuelle ;-)

 

Sinon pas grand chose à dire de plus sur l'interface, ça semble toujours  mouliner à l'approche des heures fatidiques de 8h et 20h : les heures des changements de vents sur VirtualRegatta.

Si un autre point de détail : il me semblait qu'on pouvait saisir directement sa programmation au clavier : il faut maintenant cliquer sur des petites flèches pour changer les heures et les caps. Bref une innovation qui rend la manipulation plus fastidieuse : serait-ce pour pénaliser un tant soit peu les joueurs avec options ? :-)

 

Sinon faisons donc office de journaliste avec quelques mots d'analyse sur ce début des courses de THE TRANSAT :

La virtuelle d'abord.

45700 inscrits cela ne semble pas beaucoup pour une telle épreuve.

Comme d'habitude les favoris sont en tête en mano à mano, légèrement au sud de la route la plus courte. Dans le top 5 certains noms ne me sont pas inconnus : Hervé AVALON et Flèche Volante TPN.

Pour la suite, compte-tenu de la configuration des fortes dépressions dans l'Atlantique Nord, il ne serait pas surprenant qu'au final on ne verrait pas apparaître de la route des glaces, des intrépides bateaux qui déboulent à New-york par la face Nord.

Sur cette route extrème, aucun bateau réel ne s'aventurerait.

Car dans la vraie course il y a une zone d'exclusion des glaces qui oblige la flotte à un contournement par le Sud, sauf à vouloir passer au dessus et affronter des vents de 60 noeuds dans des océans battus par nos dépressions nord atlantiques.

Sinon via la messagerie (et le précédent post sur FB) j'ai pu avoir déjà quelques nouvelles de "mes amis du Virtuel" : comme le GRAND DIC (l'homme qui nous a tout appris en vulgarisant les techniques des experts dans un guide magistral). Mais aussi de la belle COCINNELLE MAUVE (qui est actuellement 5ème de sur la CLIPPER : RESPECT M'DAME) et que j'avais eu le grand plaisir de découvrir au Salon Nautique après mon « sacre » sur le podium de VR.

Ces quelques furtifs échanges font du bien au moral. Et cela rappelle que ce jeu réunit une magnifique communauté de joueurs.


Et dans la vraie course, François GABART et Thomas COVILLE sont déjà à la pointe du Finistère espagnol (notons qu'ils sont tous les deux routés par la même personne : le sorcier de Chatel Jean-Yves BERNOT*).

Yves LE BELVEC* sur le troisième ULTIM a pris du retard (comme d'hab) et tente une trajectoire plus médiane et donc plus risquée avec ce genre d'engin à retournement.

En MULTI50, même constat pour Giles LAMIRE*.

Pour le reste de la flotte pas grand chose à signaler sinon cap au sud et déjà de belles trajectoires en cuillère (suite au passage du premier front) avant la mise au cap à l'ouest.

En CLASS 40 : superbe début de course d'Anna-Maria RANKEN* sur NIVEA et un peu moins bon pour Louis DUC* sur son bateau dépassé mais toujours au final si bien classé.

Si on peut aussi déjà s'inquiéter pour Pierre ANTOINE à la barre du vieux MULTI 50 OLMIX et TOLKIEN sur son non plus récent IMOCA 44. Avec ces bateaux moins rapides ils font tous deux routes au nord de la flotte et ils vont donc bientôt déguster grâve.

Et pour finir dans le registre dégustation : Loïc PEYRON à l'instar de notre héros invincible a décidé de faire cap aussi autour de la route la plus coute, au nord donc (moins que TABARLY en 1964 dont on découvre avec délice progressivement la route extrême).

On ne peut déjà que saluer le courage de Loïc, qui en 1977 était déjà l'un des plus jeune présent au départ de la première mini-transat, et qui va de nouveau subir les fureurs de l'océan plutôt que les éviter subtilement grâce au satellites et aux outils performants de routage high-tech.

Comme TABARLY il a une entière confiance aux capacités de son mythique bateau à affronter la tempête et semble prêt à s'enfermer dans sa cabine pour laisser passer les orages océaniques.

Infini respect pour le bonhomme et prions pour que l'histoire se termine bien.

 

* (astérisque) : Une petite chose à quand même changé depuis mes débuts en 2008 sur VirtualRegatta. J'ai eu la chance de recevoir à la radio les skippers dont les noms sont suivi de la petite étoile. C'est peut être pas grand chose pour vous, mais de pouvoir maintenant parler avec des vrais marins de la course au large, cela entretien ma passion de la voile et me dévoilera peut-être un jour le routage pour y parvenir.

Yves LE BLEVEC (126), (84 Tél+), (126 Tél),

Giles LAMIRE (118 GPSpE),

Louis DUC (38 GE),

Anna-Maria RENKEN (36 Ge),

Jean-Yves BERNOT (3 GE), (129 Tél), (130 Tél), (131 Tél), (132 Tél),  (133 Tél), (134 Tél),

 

PS : Une petite dernière info : sur le site de VirtualRegatta on peut voir une petite vidéo de Sébastien DESTREMEAU qui lance un appel au soutien pour réaliser le prochain Vendée globe sur un vieux rafiot. Ce soutien je l'avais en vain espéré de VR pour mon projet mini-transat.

En tout cas chapeau à lui et qu'il y prenne tout le plaisir qu'il y va chercher dans cet ultime défi.

C'est ainsi : il y a dans la vie des gens qui arrivent à accomplir leur rêve et d'autres qui restent en rade.

 

Mais bon ma rade à moi de La Rochelle est une des plus belle du monde.

Et mon rad au bout du Rouleau me permet encore et encore de donner de mes nouvelles à mes amis qui ont eu la gentillesse de partager mon rêve... faute de partager notretransat ;-)

 

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