1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

journaldebord

Après avoir glané quelques paramètres, 

je me sur-motive et me mets en tête 
d'aller voir si la mer, menée par la tempête, 
a débordé les dunes et valsé les mouettes.

Muni de paramètres glanés sur internet,
suis allé voir les vagues faire déferler leurs crêtes;
tout va bien à Aytré, j'ai fait rire les mouettes,
c'est trempé que je rentre me cacher sous la couette.

Dans mon cocon douillet me mémorant Xynthia 
alors que nous fêtions trois beaux anniversaires 
dans une maison blanche qui riait sous la lune
nous partîmes plein d'ardeur vers le chemin côtier.

La mer moutonnait plus légère que l'air,
telle un manteau neigeux mouvant dans la tempête,
sur la falaise de craie nous rions aux éclats 
ignorant que partout elle faisait des dégâts

 

Ce dernier week-end l'alerte orange proclamée sur nos côtes ravive des souvenirs. Comment oser vous dire que la tempête Xynthia qui déferla il y a presque 4 ans ne m'évoque que des bons souvenirs !

 

Souvenir d'une mémorable fiesta à la maison blanche, du moins dans une des maisonnettes voisines louée par Alain et Cécile qui nous recevaient pour fêter les anniversaires de trois amis poissons : Alain donc, Pascalou et moi. 

Entre conciliabules arrosés, agapes avalées et danses endiablées, Cécile en bonne maîtresse de maison organisait des sorties découverte de l'environnement. Des petits groupes partaient ainsi périodiquement à la recherche d'un passage vers la falaise pour aller voir la mer.

Vers 5h du matin, alors que la fête commençait à sommeiller dans les vapeurs d'alcool, je persuadais Riqué de m'accompagner pour une dernière expédition. Nous partîmes donc sur le sentier de guerre bombardé par les chutes des branchages de pins, luttant contre l'envol de nos frêles carcasses.

Après avoir réussi, on ne sait toujours pas comment mais parfois à quatre pattes, à retrouver le passage vers l'officiel chemin du littoral, nous longions la falaise à l'abri d'un épais bourrelet d'une haie buissonnante anémophyliée.

A l'abri c'est exagéré tant déjà les embruns pulvérisaient notre délicate progression.

Ceux qui connaissent l'endroit savent qu'il existe une sorte de placette non boisée qui offre ici un super panorama sur l'océan.

Alors que je suivais Eric qui s'apprêtait enfin à atteindre cette sorte de plateforme panoramique, je fus surpris de sentir le ciel soudainement s'assombrir d'une noirceur inquiétante.

Eric venait de prendre place au centre du promontoire et je n'eus juste que le temps de courber mon échine me plaquant au dernier rideau de feuillage.

C'est alors nous reçûmes une trombe d'eau salée. Comme si une force invisible venait de nous déverser une citerne sur nos têtes.

Plaqué dans les branchages je m'en sortais un tantinet plus sec que mon intrépide compagnon. Mais il me restera jusqu'à la mort, qui eut la délicatesse de nous laisser savourer ce moment, la vision de cette vague géante déferlant sur la frêle silhouette de mon invincible ami, qui stoïque et plus que trempé, se retourne vers moi tout éberlué me criant : «- Ah ! Ouai !»

Cette douche collective nous avait instantanément dégrisé et nous pûmes désormais entièrement conscient du danger, jouir d'un spectacle de danse que seul la nature peut chorégraphier.

En jouant à cache-cache avec les vagues qui continuaient de déferler, tantôt bien à l'abri dans les feuillages, tantôt fièrement dressés aux premières loges, regard au vent, nous contemplions le ballet des flots étincelants sous la pleine lune.

 

Combien de temps nous sommes rester là ? Je l'ignore.

Le retour, bien qu'alourdi de kilos d'eau imprégnés dans la grosse laine naturelle de mon pull «made in Chefchaouen», fut plus rapide que l'aller.

 

A l'annexe de la maison blanche, la fête tirait ses derniers pétards mouillés avant de s'éteindre avec l'aube. Il ne me restait plus qu'à rejoindre Marie ma belle qui dormait déjà sur place depuis belle lurette.

 

A la fin de la grâce matinée et après un sommaire coup de clean dans la salle de notre fête, nous prenions en ce beau dimanche matin le chemin du retour vers notre demeure.

 

Après avoir roulé sur la rocade, puis contourné la place des grands près, je fus surpris de voir un attroupement de camions de pompiers et me souviens m'être exprimé : «- Tiens il doit y avoir des manoeuvres !». Puis nous fûmes arrêtés par des barrières.

 

Obligés de descendre et de continuer à pied, nous remontâmes avec Marie et Polo le boulevard de la mer (qui n'avait jamais aussi bien porté son nom), avec la mer justement au niveau des mollets. Cette marche de quelques centaines de mètres jusqu'à notre maison transformée en vaisseau nous permit de commencer à entrevoir l'ampleur du phénomène.

C'est aussi plus tard à la maison, alors que la famille alertée par les reportages qui tournaient en boucle sur les TV d'info perpétuelle, téléphonait pour prendre de nos nouvelles que nous commencâmes à entendre parler de catastrophe naturelle.

C'est là, pendant que les hélicoptères tournoyaient sur la mer, que je réalisais que le fabuleux spectacle que m'avait offert l'océan, avait aussi semé la mort de l'autre côté de la voie ferrée.

 

La suite ?

Ben il se trouve que nous louons uniquement l'étage du vaisseau et nous fûmes donc les seuls de notre pâté de maisons à continuer à vivre quasi normalement, seuls sur notre embarcation mouillée dans une lagune éphémère et salée qu'épongera, au bout d'une bonne semaine, notre précieux marais voisin.

A jamais je serais enivré par notre danse avec la belle, rebelle et cruelle Xynthia qui s'était invitée à mon anniversaire.

 

Pour info les quatrième et cinquième invités de l'année à l'émission «Notre Transat» étaient Antoine ALBEAU et David ROY.

On ne présente plus Antoine ALBEAU, le super man 21 fois champion du monde de Windsurf. Ce que nous avons découvert, c'est qu'Antoine «A²» pour ses nombreux intimes est un personnage accessible et attachant, un «ange blond» qui traverse la vie avec le sourire les pieds dans tous les océans de la planète et souvent sur le sable de la belle plage de la Couarde où il apprit à marcher en même tant qu'il jouait avec la mer. Rares sont les hommes qui marchent toutes leur vie dans les pas de leur enfance : Antoine fait parti de ce club très select.

On remercie également Valentin BRAULT, un petit jeune rochelais qui a participé aussi à la réussite de l'émission. On ne peut que lui souhaiter une belle carrière dans le Windsurf... aussi belle ça va être super compliqué !

Antoine a eu aussi l'amabilité de participer à un reportage TV tourné pendant l'émission par mon ami Didier. Beau reportage pour lancer les festivités du trentième anniversaire de cette radio-ovni créée par mon «A²» paternel. Les observateurs avertis et familiers auront aussi aperçu dans le reportage la belle silhouette de ma Yola adorée : ma famille ayant ainsi trois générations à l'écran... ce qui m'a fait autant plaisir que de gagner au tiercé !

 

Le jeudi suivant, c'était au tour de David ROY (un autre planchiste) de se prêter au jeu de notre grand-entretien radiophonique local.

David est le responsable du chantier AFEP MARINE, chantier dont il assure la succession de son père qui l'a créé (lui et le chantier !). Encore une belle histoire de famille donc. David fabrique des bateaux en aluminium et le dernier né de sa collection est issue d'une superbe rencontre. Une rencontre entre David et le Goliath de la mini-transat : David RAISON. C'est deux David ont conçu une déclinaison de croisière du mini-victorieux de l'avant dernière mini-transat et deuxième ( à la surprise générale) de la dernière. Ce bateau se nomme «Rêvolution» et il mérite bien son nom tant il peut faire rêver les plaisanciers désireux de ce démarquer de la flotte en plastoc. David ROY est un type formidable et chaleureux avec une énergie incroyable qui vous relègue à votre état de légume. Un type qui fabrique quasiment tout seul, ses bateaux donc, écume les salons pour les vendre et ce qui ne gâte rien, gâte ses quatre enfants en bas-âge !

Dans le cas où je ne trouverai pas les moyens de partir cette année sur le circuit de la classe mini, je lui demanderai bien de construire un solide bateau de 6.50. En plus la soudure ça m'est moins étranger que la stratification !

Mais avec des si...

 

Et «Notre transat» dans tout ça ?

 

Ce vendredi, j'ai eu la chance d'être invité à la soirée qu'organisait Julien PULVE et sa jeune master de Mélanie. Ils avaient concocté cette fiesta au bar des Minimes «La Mouette rieuse» pour remercier leurs partenaires et sponsors, ainsi que tous leurs innombrables amis qui ont soutenu Djules dans son projet de mini-transat. Mini-transat 2013 que Julien a conclu a une très mérité 6ème place.

Ce fut l'occasion d'enregistrer quelques interviews d'anciens ministes rochelais de la promo 2011(Tolga PAMIR, Serges BERTRAND et Pierre CISEAU) pour la prochaine émission de «radio notre transat» où Julien sera l'invité.

Pendant la projection d'un petit film de sa mini-transat qu'il nous a présenté (avec des images et du son oui oui !), j'ai aussi entraperçu Aymeric CHAPELLIER (qui a aussi participé à la mini précédente). Aymeric est depuis un skipper professionnel très occupé. Je me souviens parfaitement de la projection qu'il avait organisé à son retour à la SRR. C'était le premier film d'une mini-transat que je voyais et entre ces deux jeunes skippers rochelais la comparaison ne s'arrête pas là. Prétendant tous deux à la victoire, ils avaient dû abandonner l'espoir de podium pour des casses mécanique : une rotule de mât pour Aymeric et un bout dehors et un poste BLU pour Julien.

En partant j'ai invité Aymeric qui est de retour sur ses terres rochelaises avec un tout nouveau tout beau Noé dans les bras à venir causer dans le poste le jeudi suivant !

 

Il y avait à cette soirée beaucoup de monde et une bonne partie du gratin de la course au large rochelaise dont une petite dizaine est déjà venue à l'émission. Certains n'ont pas manqué de me demander aimablement des nouvelles de mon projet.

Et c'est là que je me rend compte chaque jour qui passe que mes espoirs de boucler à temps le budget d'achat du bateau s'amenuisent.

 

Alors il est temps de tirer un grand coup de canon pour lancer tout ce qui me reste d'énergie à la recherche de sponsors en mobilisant tous mes amis réels et virtuels !

Et c'est donc ce 1er mars que je lance ma souscription coopérative grâce sur le site «MY MAJOR COMPANY».

Ca s'appelle "Vingt mille amis sur les mers !" (cliquez sur ce lien pour accéder au site)

Avec un objectif aussi littéraire qu'improbable de partager Notre transat avec : Vingt mille amis sur les mers !

Vingt mille amis sur les mer faute de terminer moralement à vingt mille lieux sous la mer !

Alors hardi les gars, merci de relayer l'information à tous vos amis et vos amis d'amis.... Nous avons 90 jours pour convaincre et réussir.

 

Et sachez que je suis intiment convaincu que ça peut le faire. Certes et il ne sera pas question de victoire et de podium, mais déjà de réussir à boucler cette prometteuse mini-transat 2015, pour vous inviter à mon tour à une somptueuse soirée de remerciements !

 

 

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