30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 23:08

journaldebord

… De tout ce temps... que durera ma vie.
Et bien continuer à courir après le temps perdu.
Tiens à propos c'est Marathon à La Rochelle ce week-end. Et malgré le froid et la brume tenace de dimanche matin, ca court de partout histoire de se réchauffer un peu.

En guise d'échauffement, on va commencer doucement par une petit anecdote : le vendredi soir, je cours donc après le temps perdu, derrière un ballon sur la pelouse des Diables rouges de Chatelaillon : le club de mon enfance. Et lors de notre dernier match, encore perdu contre Saint-Rogatien (on n'a plus de fierté dans cette équipe), je suis tombé dans les bras d'un ancien canari (oui à St-Ro ils jouent en jaune) du nom de Johny, de son fils Antoine et de son pote Alain.

Que du bonheur de nous retrouver là sur la pelouse fluo à tenter de toucher le ballon. Il faut vous dire qu'avec Alain et Johny, on a il n'y a pas si longtemps tâté du tatami ensemble. Alain c'est le prof d'Aytré qui m'a fait passer ma ceinture noire de judo à 40 ans et ça je lui en serais toujours éternellement reconnaissant.
Ils avaient bien tenté de me faire courir le marathon de La Rochelle en guise d'entrainement : mais j'en suis resté au semi avant de me remettre aux demis !

Mais bon revenons à mon marathon pour faire espérer de faire un jour la mini-transat.
Il est des périodes dans l'année qui sont plus douloureuses que d'autres.

Le week-end prochain c'est le Nautic comme on dit chez les voileux. Et on retiendra qu'au salon Nautique de Paris, je n'y monterais pas en 2014. Ca me titille un peu car cette année le premier week-end, la classe mini fête ses vingts ans : le bel âge. Et d'autant plus que Julien et sa charmante équipe d'Objectif course au large m'ont invité à la présentation de leur projet. Son bateau c'est le nouveau missile l'OFCET 6.50 présenté par leurs jeunes et géniaux constructeurs : Mathieux et Yann (encore deux potes ministes de LR) au Stand de la Charente-Maritime !
Il y a aussi à fêter cette année les 15 ans de YAKAPARTIR la splendide adolescente école de croisière de mes amis Gaël et Marco.

Et puis il y a le souvenir tenace du Salon de l'année dernière où l'on me remettait mon prix sur le podium de VIRTUALRGATTA : les droits d'inscription à la mini-transat 2015 en présence de Benoit MARIE, le rayonnant vainqueur de la vraie mini 2013. Que du bonheur !
Force est de constater que j'e m'étais un peu trop vite cru arrivé, au moins sur la ligne de départ avec un bateau ce jours là.
La suite ne fut qu'un engrenage de désillusions financières et de partenariats avortés.
Bref ce prix restera virtuel, tant mieux pour VIRTUALREGATA qui économise ainsi quelques euros pendant que moi je resterai l'année prochaine à quai admirer mes héros transatlantiques.

Donc pas de Nautic cette année, YAKARESTER à La Rochelle faute d'avoir les moyens de me payer un week-end à la capitale.
Donc il était grand temps que j'aille faire le point avec Jean SAUCET mon entraineur du Pôle mini 6.50 de La Rochelle pour qu'il m'aide à voir un peu plus clair en matière de conduite de la suite de mon projet.
C'est autour donc de deux petites ardoises à charcuteries au ROOF, avec mon entraineur que nous avions envisagé la suite du projet. Après avoir fait le point sur la flotte des vieux minis abandonnés à sec qui seraient susceptibles de reprendre la mer avec moi à bord, Jean sorti son petit cahier et me gratifia d'un schéma à patatoïdes qu'il sert aux ministes en quête de mini-transat.
Il y avait cinq patatoïdes mais une m'interpella plus particulièrement. Celle qui m'avait déjà servi, il y a quelque temps. Celle qui figure une sorte de tarte avec trois parts indispensables pour accomplir tout projet : COMPETENCES, TEMPS, ARGENT.

Alors comme le moindre conseil de Jean c'est de l'argent comptant, je vais m'efforcer le plus objectivement et honnêtement possible de vous détailler la composition de mon menu.

La part «COMPETENCES» :
Certes se présenter avec un CV de marin virtuel pour faire pour de vraie la mini-transat n'est pas très sérieux.
Mais après ma saison de mini en 2012, j'ai acquis quelques capacités et certitudes.
La plus importante : c'est que je suis bien en mer seul sur un mini. Ensuite je suis capable de sortir et de rentrer dans un port seul à la barre d'un bateau, on va dire dans pas mal de conditions avec ou sans moteur. Ce qui n'est pas rien.
J'arrive aussi à gérer des situations critiques et de ramener le bateau à bon port.
Côté maintenance, réparation et entretien d'un bateau, j'ai aussi appris. Le fait que je sois devenu un travailleur manuel dans le bâtiment, me permet aussi de savoir faire pas mal de choses sur un bateau
Aussi, mais ça vous devez me croire sur parole, je pense savoir aller vite avec bateau. Je dirais quitte à paraître sûrement immodeste, n'importe quel bateau.
Cela vient tout simplement du fait que j'ai appris à faire du dériveur enfant et comme le vélo ça ne s'oublie pas. Ensuite j'ai enseigné la voile quelques saisons à l'UCPA de Bombannes et lors de nos entrainement entre moniteurs, en laser ou en hobbie cat, j'étais souvent devant et je pense être un bon compétiteur.
Certes il me faut du temps à m'entrainer avec le bateau pour arriver à bien le sentir, à automatiser les  manoeuvres. Mais du temps pour faire ça, je peux en libérer avec le plus grand bonheur en m'y consacrer pleinement avec passion et application.
Enfin après j'ai bien pris conscience que la mini-transat, ce n'était pas juste une histoire de bien savoir régater entre trois bouées. Il y a quelques cailloux près des côtes à éviter.
Il y aussi le large,  le vent les nuages et les tempêtes et savoir comprendre lucidement tout ça pour pour pouvoir à bord de son bateau en situation d'isolement et de grande solitude, tracer sa route, la meilleure route possible pour aller le plus rapidement de l'autre côté de l'atlantique.
Certes là mon expérience de la course virtuelle pourrait à priori sembler me servir à quelque chose. J'aime ces parties d'échec devant mon ordinateur. Jouer avec les fichiers GRIB (les fichiers des vents de la planète), triturer à la moulinette des logiciels de routage les polaires de mon bateau virtuel pour trouver LA route la plus rapide d'un point à un autre. C'est un exercice passionnant. Mais qui ne sert à pas grand chose pendant la mini-transat pour la simple raison, que cela reste une course à l'ancienne et qu'on a pas le droit d'avoir un ordinateur à bord et donc pas accès à ces données capitales qui forgent avec parfois l'aide des précieux routeurs à terre, les victoires sur les autres courses au large.
Là, il faut oublier tout ça et réapprendre à interpréter un bulletin météo parfois inaudible à la BLU. Avec ces quelques mots, repositionner sur une carte papier les centres des dépressions et des anticyclones. Puis connaissant la position de son bateau faire le point des données que l'on dispose à bord.
La pression atmosphérique donnée par son baromètre en analysant la forme de sa courbe d'évolution des derniers jours. La force et la direction du vent, et enfin scruter le ciel pour voir les nuages, le type de formation nuageuses qui est toujours associé à une situation météo donnée. Avec tout ça, tenter de comprendre et choisir la direction où l'on doit aller.
Tout ça c'est passionnant et là je le concède ne s'apprend pas dans les livres. Comme toutes les sciences de la vie, il faut aller se coltiner le vivant pour comprendre. Et en plus c'est d'une telle complexité qu'une vie ne suffit pas pour maîtriser la question.
Mais j'ai, on va dire plutôt on, a à La Rochelle, la chance de pouvoir monter sur les épaules de DARWIN, sur les épaules d'un géant pour nous aider à tenter d'y voir un peu plus clair dans les nuages. Ce bonhomme dispense ses cours de météo et de routage au Pôle mini de La Rochelle. Et au moment où un nouveau cycle commence, il ne me reste qu'à replonger dans ses cours de 2012 pour ne pas perdre mes quelques acquis théoriques. Petite précision, ce géant ne se prénomme pas Charles Robert mais Jean-Yves dit «BERNOT le Sorcier».

La part «TEMPS» :
Là aussi je me sens relativement à l'aise :du temps j'en ai à revendre !
En tout cas je peux en libérer autant qu'il faudrait pour accomplir ce rêve de transat.
Je sais en plus que ma femme et ma fille consentiront à m'accorder le temps qui sera nécessaire, pourvu qu'elles aient la garantie que je leur revienne. C'est une chance et une preuve d'amour incroyable.
Mais il demeure un petit bémol «le temps : c'est de l'argent»

La part «ARGENT» :
Bon là faut bien avouer que c'est la portion congrue de l'histoire.
Comment me direz vous peut on se trouver plombier à 50 ans et sans le sous ?
La réponse relève de l'intime.
D'abord, il y a mon rapport à l'argent. L'agent chez nous : c'est sale, trop cher, trop grand, la vie n'a pas de prix ! Je crois que je n'ai jamais attribué à l'argent la moindre valeur, du moins jusqu'à ce que je me rende compte que j'en n'avais plus.
Ensuite il faut bien vous avouer que je suis devenu plombier plus par dépit, d'instinct de survie, que par vocation et envie. Et en plus je suis venu à la plomberie sur le tard, il y a huit ans je crois déjà, mais aussi déjà où la crise commençait à se faire vraiment sentir dans le secteur.
Plombier donc pas par vocation ni par éducation, car quand j'étais à l'école c'étaient les «mauvais élèves» qu'on envoyait en apprentissage et je n'en faisais pas parti. Si j'en croisai maintenant de ces jeunes dits «incultes» qui sont devenus plombier à 16 ans, je les ferai bien rigoler. En tout cas c'est sûr qu'ils doivent rouler en Merco ne gérant maintenant que leur patrimoine immobilier, doucement et sûrement restauré et mutiplié pendant leur vie de labeur.
Force est de constater que pour certains d'entre eux «l'ascenseur social» à continuer de fonctionner. Moi à quarante balais, c'est plutôt sur «le tobogan social» que je me suis engagé. De toute façon j'ai trouvé toujours plus rigolo le tobogan que l'ascenseur, au moins on à l'ivresse de la chute !
J'ai donc rejoint la toujours plus grande famille des travailleurs pauvres, et du coup jamais aussi bien compris la maxime : « le temps c'est de l'argent».
Quand on est auto-entrepreneur comme moi, c'est ultra simple. Soit on a pas de temps et de l'argent, soit on a du temps et pas d'argent. Moi j'avoue que la conjoncture et ma nature me pousse plutôt dans le second cas de figure.
Et certains mois c'est vraiment casse-tête quand on en vient à constater que l'on a pas faire rentrer le moindre copek. Certes du temps on en a eu plein mais il faut déjà payer les droits de pouvoir travailler (son assurance  pro décénnale et pour son véhicule de travail, la location de son garage de plombier.... ). Bref j'ai calculé qu'il me faut au moins 500 euros par mois, juste pour avoir le droit d'espérer commencer à travailler plus pour gagner plus !
Bref sans avoir ma femme qui me sert bien plus qu'à son tour, le gite et le couvert, je serai depuis belle lurette à dormir dans mon camion au milieu des cartons.
Bon certes là je vous décris le côté sombre de la chose en forçant le trait à la ZOLA. Heureusement c'est pas tous les mois comme ça et il m'arrive de gagner de l'argent, car mon métier de plombier je sais désormais le faire avec assurance et en laissant des clients fidèles et satisfaits par mes services.
Mais j'ai conscience que des mois sans boulot ça peut arriver et qu'il n'en faut pas beaucoup à suivre pour sombrer du côté obscure de la survie, sans plus la ressource vitale.

A l'inverse le côté plaisant de la chose c'est d'avoir du temps libre. Le terme me rappelle les années Mitterrand Président et son «ministère du Temps libre».
Je pense qu'il doit se retourner dans sa tombe en constant que son ministère compte chaque jour de plus en plus d'adeptes, libérés du travail.
Ce qu'il n'avait sans doute pas prévu que cela concerne 10% de la population française avec une moyenne d'âge de plus en plus jeune. 6 millions de Français qui jouissent plus ou moins pleinement de leur temps libre, mais non pas pour consommer de futiles loisirs mais juste pour tenter de survivre dans un pays pourtant encore plus riche. Mais force est de constater que ces richesses sont de moins en moins partagées par les plus riches.

La France est un pays au bord de l'implosion et de l'embrasement.

Mais soyons optimiste avec la perspective du deuxième tour de la prochaine élection présidentielle entre Marine LE PEN et Nicolas SARKOZI en 2017, les choses ont de forte chance d'évoluer dans le bon sens !
Moi de toute façon je m'en fous en 2017, je serai sur mon mini pour traverser l'océan !

Comment me dirait vous, feras-tu sans le sous ?
Ben c'est là qu'avoir du temps libre ça peut aider et surtout ça laisse du temps pour réflechir.
Mon temps libre, je l'occupe beaucoup désormais à écrire et à faire de la radio.
Et puis il y a une chose que je pense pouvoir savoir encore faire : c'est rêver, faire rêver et se donner les moyens de réaliser des rêves, mes rêves.
De l'argent je n'en n'ai donc pas moi à mettre dans la mini-transat,il va donc falloir en trouver qui tombe d'ailleurs.
Il n'est pas raisonnable d'envisager que des résultats bénéficiaires de  mon activité de plombier viennent financer ma mini pour la simple et évidente raison que pour gagner de l'argent, il faut temps et j'en aurai tout simplement plus le assez pour la faire bien, voire même pour la faire tout court !

Au début de mon projet, je ne pensai pas que j'allais devoir me coltiner des problèmes d'argent pour le réaliser tant naïf j'étais persuadé que mon projet racontait une histoire un peu universelle qui pouvait séduire pas mal de gens.
J'avais donc dès le début de l'année 2012, fait une demande de sponsoring à VIRTUALREGATTA pour financer l'aventure. Et cela me semblait suffisant tant l'histoire du «régatier virtuel qui voulait faire une course au large pour de vrai», ce voyage retour entre les mondes virtuels et réels, devait les intéresser.
Mais ce ne fut pas le cas, même au-delà de mes pires prévisions !
Ensuite, je me suis dit qu'il suffisait que j'écrive un livre et que je le vende.
On a appris récemment que  l'ex-femme de notre président à gagner pour l'instant un million d'euros pour son bouquin «Merci pour ce bon moment». Je n'en attendais pas temps certes car à ce tarif c'est pas la mini que je faisais mais le Vendée globe !
Là encore le résultat a dépassé toutes mes in-espérences ! Mon premier livre je l'ai plus donné que vendu !
Mais bon ça ne peut pas être pire pour «ce deuxième opus»  et si la notoriété de mon projet et mon histoire aidant, j'en vends à «vingt milles amis sur les mers!» , j'ai le budget non seulement pour faire la mini mais en plus avec l'objectif d'y tenter d'accrocher une bonne place et si je le vends à deux milles : de quoi au moins de louer un bateau capable de la faire !
Mais bon...

Ensuite, il y a peut-être un coup à jouer avec les médias.
Ca fait maintenant plus de deux ans, que je vous concocte chaque semaine  une émission de radio «modeste et génial !» sur et pour les voileux de La Rochelle.. Ce n'est pas rien en temps passer à préparer les émissions et surtout à trouver chaque jeudi un nouvel invité. Ca doit bien finir par avoir une certaine valeur tout ça non ? Non plus ?
Je me suis fais cette réflexion en découvrant dans le numéro de novembre de «Voile et Voiliers», comment Pierre-Yves LAUTROU, journaliste de l'express avait financé sa récente route du rhum sur son class 40 flambant neuf baptisé l'EXPRESS évidement. Son journal lui réservait des encarts dont il avait la charge de vendre à des annonceurs au profit non du journal mais de son projet de course au large.
Certes le plus simple c'eut été la radio qui diffuse mon émission et pour  laquelle je suis totalement bénévole soit associée au financement de mon bateau baptisé donc RADIOCOLLEGE par ses nombreux annonceurs !
Mais RADIOCOLLEGE est une radio associative sans publicité et donc sans annonceur.
En plus elle n'a pas pour objectif de monter des coups  médiatique pour augmenter son audience.
Son objectif essentiel comme son nom l'indique est de mettre des enfants derrière le micro.
Enfin, il et se trouve que cette belle radio trentenaire se trouve dans une période délicate à se demander comment pérenniser à moyen terme ses deux méritants salariés qui en assurent le bon fonctionnement..
En tout cas, ils ont aussi le mérite de m'accepter dans leur studio pour réaliser votre émission Notre Transat !
Mais bon, il est incontestable que mon émission compte toujours plus de nouveaux auditeurs, je peux vous l'affirmer en ce qui concerne le nombre de ré-écoute via internet. Elle contribue ainsi déjà amplement à la notoriété de mon projet.
Il me reste à continuer de vous concocter de nouvelles et attractives productions sonores toujours sur les bateaux de la voile et à vapeur et les marins qui les font naviguer.
Mais aussi pourquoi pas réaliser des reportages sur les courses au large du circuit mini ou sur les régates et la course au large en général, et aussi du bon son pour les coureurs et leurs sponsors 
Et si la qualité de ma production est au rendez-vous, qui sait peut-être pourrai-je les vendre au profit de  l'association Notre Transat pour financer ma mini-transat 2017 ?
Bref  faute de sponsor providentiel, il faut que je trouve un modèle économique pour faire rentrer des sous pour réaliser mon projet.
Me lancer dans la prod, voilà un beau programme et je sais que je peux compter à La Rochelle sur deux vrais amis-pro qui pourront m'aider !

Bref j'ai du taf pour 2015 avec en tête et pour conclure  un petit post récent d'une de mes toujours plus nombreux amis FB ; Peggy BOUCHET (la rameuse d'Evian les bains qui rêvait de traverser l'atlantique à la rame et qui a été la deuxième femme à le faire en l'an 2000); une amie que je ne connais pas encore dans la vraie vie certes !

Sur son post elle cite Benjamin FRANKLIN qui n'est pas un ami FB lui mais entre autre l'inventeur à la fois du poêle à bois à combustion lente et des sapeurs pompiers ce qui ne s'invente pas sans l'aide de Wiki :
«La motivation, c'est quand les rêves enfilent leurs habits de travail.»
Ce qui vous en conviendrez me changerai de ma salopette de plombier!

Pour info il y n'a eu depuis le dernier article de «mon journal de bord» qu'une émission de radio notre transat toujours consacrées à la route du rhum mais hélas nous n'avions pas pu joindre le skipper en course Christophe SOUCHAUD !
- n°86 du 27/11/2014 avec  Alain MORISSON  :  Vice Président du Cercle Nautique de l'ile d'Aix et membre du Team du bateau Rhum solitaire, rhum solidaire de Christophe SOUCHAUD sur la route du rhum

PS : C'est du café «le Phare» avec vue sur le port de La Rochelle que je boucle ce chapitre.
Le Phare, pas mal comme endroit pour trouver l'inspiration et la lumière qui vous amène à bon port.
A propos de lumière, il a fait un merveilleux dimanche d'hiver et de soleil... ici... ici...
En cette belle après-midi et bien qu'arrivés sans concertation ni préméditation particulière, nous nous retrouvâmes à marcher ensemble sur la plage avec ma femme Marie et ma fille Yola.
Assis sur un rocher face au Platin nous contemplions complice la beauté du soleil grossissant au fur à mesure qu'il rougissait au couchant.
Cela m'a rappelé le temps pas si lointain où nous partagions notre temps avec Marie dans des petites salles obscures à voir des films de ROHMER nous parler de la vie et de rayons verts. 
Puis nous allions souvent le guetter ensemble ce fameux rayon en y prenant prétexte à nous embrasser.
Le rayon vert je me souviens parfaitement l'avoir vu une fois avec elle.
C'était aux Minimes un soir de début d'hiver comme ce soir.
Je garde à jamais la fulgurance de ce petit point lumineux vert fluorescent qui  étincelle comme un éclat de phare au sommet du cercle solaire quand il tangente l'horizon. Cette fraction de seconde semble durer une petite éternité avant que le soleil ne disparaisse totalement dans la mer.
Ce soir, c'est avec Yola sur mes genoux que nous fixions ensemble ce point sur l'horizon.
Comme depuis maintenant 14 ans, je tente de lui faire voir le fameux rayon vert et comme ça foire toujours ça nous fait rigoler tous les trois.
Mais je me dis que si ma fille aussi, passe son temps avec son futur amoureux à guetter le rayon vert, elle n'errera pas totalement sans but dans sa vie.
Au fait j'ai revu récemment film «le rayon vert» et telle ne fut pas ma déception de constater que dans la scène finale, le rayon vert est en fait cinématographiquement fabriqué par de grossiers effets spéciaux.
Rien à voir avec le vrai rayon vert mon très cher ROHMER.

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Published by notretransat650.fr - dans Mon journal de bord
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