14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 22:49
everest.jpgA l'aube de l'année 2010, et selon certaines sources, 3 142  individus ont escaladé l'Everest depuis 1921. Avec l'arrivée ces prochaines heures à Salvador des derniers protagonistes de l'édition 2011 de la Charente-Maritime/Bahia-Transat 6,50, ce sont 861 hommes et femmes qui auront depuis 1977 et en 18 éditions traversé l'Atlantique en solitaire à bord d'un Mini 6,50. Une autre forme d'Everest. 28 audacieux étaient au départ de Penzance lors de la création de l'épreuve en 1977. Ils étaient cette année 79. Le pic de participation remonte à 2007 avec 89 navigateurs au départ. Un certain nombre d'abandons ont marqué la fin de course ces dernières heures. Au total, et en imaginant que les derniers voiliers encore en course parviennent à bon port, cette édition 2011 particulièrement difficile météorologiquement, déplorera 18 jets d'éponge, soit 22% de la flotte. Un chiffre certes en hausse par rapport aux 5 dernière éditions, mais bien en déça de ce que l’on avait pu déplorer en 1999 par exemple, avec 45,7% d'abandon, ou 1993 de triste mémoire avec 56,9% de jet d'éponge. A noter l'intéressant renouvellement des participants, puisque seuls 19 coureurs avaient cette année déjà au moins une participation à leur actif.
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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 09:36

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:19
Olivier-AVRAM.jpg"Olivier Avram, qui préside aux destinées de la Classe Mini depuis plus d'un an, est bien entendu à Salvador pour accueillir les derniers concurrents. S'il voit dans l'édition qui se termine les prémices d'un renouvellement en profondeur des protagonistes de la classe, il se félicite à l'observation du palmarès, de la concrétisation des signaux forts envoyés aux coureurs en matière d'imagination et de prise de risque technologique, symbolisés par le triomphe de la "Révolution TeamWork Evolution". L'esprit aventureux, fait d'engagement total sur terre comme sur mer, la passion comme moteur des plus grande réalisations individuelles ont plané sur l'édition 2011, servie par un parcours bien séquencé propice aux rebondissements. Entretien :

 

Olivier Avram : De la dureté de l'épreuve :

"Ce fut incontestablement la course la plus dure depuis que nous allons au Brésil. Depuis le départ de Charente-Maritime le 25 septembre dernier, jamais les conditions météos n'ont été conformes à la logique. Les concurrents ont ainsi connu un golfe de Gascogne dur, et l'absence d'alizés Portugais. Ils ont de nouveau connu des allures de près pour parer le Cap Vert, des mers très dures, avant de subir un pot au noir orageux, et pour beaucoup, de terminer sous les côtes du Brésil sous des pluies torrentielles s'apparentant à la mousson."

Du renouvellement du plateau :

O. A. : "C'est pour moi la Transat du renouvellement, avec 60 coureurs dont c'était la première participation. Cela démontre un certain dynamisme et l'engouement de l'épreuve. On peut associer à cette idée le très grand nombre d'étrangers, puisque 17 nationalités étaient représentées…"

De l'assistance aux coureurs :

O.A. " La casse, relativement importante, est proportionnelle aux conditions rencontrées. On peut se féliciter du dispositif d'assistance aux coureurs mis en place sur l'eau avec la direction de course et l'organisateur GPO. Nous avons su gérer en interne les difficultés rencontrées sur mer par les coureurs. Grâce soit rendue aux bateaux d'assistance qui ont fait un boulot incroyable."

De la "Révolution Magnum"

O.A. : "L'essence même de la Classe en Proto est l'innovation ; nous avons ainsi ouvert la jauge au maximum afin précisément d'encourager les coureurs à prendre des risques. David Raison est une des expressions triomphantes de cet esprit. Nous avons sur le podium Proto deux coureurs qui ont construit eux mêmes leurs voiliers, de A à Z et un Thomas Normand qui s'est profondément impliqué. C'est là tout l'esprit de la classe ; tout amateur peut et sans exploser les budgets, concevoir et construire un projet gagnant…"

Des belles histoires en Série..

O.A : "Gwénolé Gahinet triomphe en Série à bord d'un Pogo 2 déjà ancien. C'est la preuve que la performance n'est pas forcément liée à l'investissement financier. La classe continue d'oeuvrer dans le sens de la maîtrise des coûts. Et ça marche."

De la mutation de la Classe Mini

O.A. : "On voit arriver aux côtés des navigateurs "aventureux", des jeunes issus des filières régatières classiques. Ils apportent une autre approche, très rationnelle de la navigation et chacun en sort enrichi…"

Du parcours…

O.A. : "Le parcours vers le Brésil est intéressant à plus d'un titre. Ce n'est pas une "autre" transat "classique"vers les Antilles. Le parcours est très séquencé et offre de multiples rebondissements en plus de passages mythiques, îles Atlantique, Pot au Noir, Equateur, alizé du sud est…"

De la singularité de la Classe :

O.A. : Nous sommes viscéralement attachés à nos singularités. La Classe Mini est la classe formatrice par excellence, du montage d'un projet à la ligne d'arrivée. Nous sommes par exemple les seuls à exiger la connaissance de l'usage du sextant dans nos processus de qualification.." "

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

Voir le site d'Oliver : concurrent dans la mini-transat 2009

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:00

logoclassement.jpgClassement général en proto :

 

Pos. Nom skipper
Nom bateau
Date & heure
d'arrivée (Fr)
Pénalité Tps de course Distance réelle
(Milles)
Vitesse réelle
(Nds)
Vitesse moy. sur
le parcours (Nds)
Meilleure distance
sur 24h (Milles)
1 747 RAISON David
TEAM WORK EVOLUTION
30/10/11 18:43
26j 3h 28m 40s 4908,57 7,81 6,79 238,24
2 787 NORMAND Thomas
FINANCIERE DE L'ECHIQUIER
31/10/11 13:30
27j 2h 58m 25s 4386,91 6,73 6,54 232,35
3 800 RIOUX Antoine
FESTIVAL DES PAINS
31/10/11 19:21
27j 12h 5m 11s 4452,2 6,73 6,45 236,37
4 754 DELESNE Bertrand
ZONE LARGE
31/10/11 15:57
27j 13h 46m 28s 4452,87 6,72 6,44 247,56
5 753 RIECHERS Jorg
MARE.DE
01/11/11 11:03
27j 20h 52m 15s 4946 7,38 6,37 233,89
6 667 LE BREC Guillaume
OCCAMAT / ATD
01/11/11 10:51
27j 22h 22m 49s 4098,69 6,1 6,35 234,1
7 679 DAVID Etienne
TEAMWORK
01/11/11 13:42
28j 1h 12m 14s 4419,43 6,55 6,33 232,51
8 618 MONTAGNE Lucas
ONG CONSEIL
01/11/11 13:33
28j 3h 34m 0s 4483,84 6,62 6,31 240,36
9 802 BERTRAND Etienne
CHASSEUR DE PRIMES
01/11/11 17:06
28j 4h 52m 56s 4460,21 6,58 6,29 227,88
10 509 SCHRODER Lucas
BRUNEL
01/11/11 14:57
28j 7h 16m 3s 4469,77 6,57 6,27 222,49
11 719 BOIDEVEZI Nicolas
DEFI GDE
01/11/11 17:16
28j 12h 5m 35s 4595,45 6,7 6,23 236,39
12 198 PICAULT Sébastien
KICKERS
01/11/11 22:46
28j 14h 2m 29s 4441,35 6,46 6,21 241,45
13 814 DARAMY Jean-Baptiste
EKI HAIZEA
02/11/11 00:07
28j 17h 27m 57s 4419,87 6,4 6,18 233,45
14 759 KOLACEK Milan
GABEN > FOLLOW ME
01/11/11 18:56
28j 19h 24m 21s 4527,78 6,54 6,16 239,93
15 791 REINHART Thibault
ARALDITE®
02/11/11 02:18
28j 20h 48m 8s 4490,92 6,47 6,15 231,09
16 265 MARETTE Paul
REGION NORD PAS DE CALAIS
02/11/11 10:53
29j 4h 53m 38s 4466,39 6,36 6,08 222,71
17 617 DYTCH Dan
SOITEC
02/11/11 23:14 +0j 0h 1m 0s 29j 15h 54m 57s 4425 6,2 5,98 212,94
18 347 GELABERT Aleix
GAES-ANTAAS
02/11/11 19:47
29j 16h 0m 19s 4376,6 6,13 5,98 222,64
19 551 PATOU Henri
ECARTIP
02/11/11 21:35
30j 3h 49m 55s 4496,84 6,2 5,88 230,13
20 788 CHAPPELLIER Aymeric
LA TORTUE DE L'AQUARIUM DE LA ROCHELLE
03/11/11 09:14
30j 5h 21m 26s 4515,22 6,21 5,87 217,18
21 629 MAUFFRET Louis
SOLIDAIRES
03/11/11 04:41
30j 9h 41m 50s 4696,59 6,42 5,84 218,23
22 574 CREIGHTON Emma
POCKET ROCKET
03/11/11 12:39
30j 11h 51m 7s 4432,62 6,04 5,82 213,9
23 454 BOUCHET Romain
IB REMARKETING
03/11/11 12:23
30j 17h 44m 2s 4427,9 5,99 5,77 203,83
24 606 CARME Donatien
MERCI LES COPAINS
03/11/11 20:05
30j 23h 15m 40s 4430,55 5,96 5,73 189,42
25 741 FERMIN Rémi
BOREAL
05/11/11 23:33
32j 12h 54m 0s 4486,55 5,73 5,45 223
26 790 KOWALCZYK Radoslaw
CALBUD
09/11/11 05:53
38j 1h 41m 8s 4749,84 5,19 4,66 173,1
AB 716 ROGUES Sébastien
EOLE GENERATION - GDF SUEZ
Abandon le 2011-10-19 16:30:36.0 - raison médicale
AB 513 GALLO Maurizio
YAK
Abandon le 2011-11-07 18:26:00.0 - Problèmes divers
AB 542 ROSSETTI Tiziano
UNA VELA PER EMERGENCY
Abandon le 2011-10-18 16:00:00.0 - démâtage
AB 417 DUCROZ Aurélien
NISSAN
Abandon le 2011-10-23 10:37:09.0 - ferrure de safran cassee
AB 756 CARACCI Andrea
SPEEDY MALTESE
Abandon le 2011-10-18 16:00:00.0 - Démâtage
AB 797 CAVANOUGH Scott
www.brainchild.org.au
Abandon le 2011-10-25 07:27:01.0 - Démâtage et avarie coque

 

Classement général en série :

 

Pos. Nom skipper
Nom bateau
Date & heure
d'arrivée (Fr)
Pénalité Tps de course Distance réelle
(Milles)
Vitesse réelle
(Nds)
Vitesse moy. sur
le parcours (Nds)
Meilleure distance
sur 24h (Milles)
1 455 GAHINET Gwénolé
ASSO WATEVER - gwenolegahinet.com
02/11/11 17:35
29j 16h 46m 40s 4381,16 6,13 5,98 222,14
2 552 BRASSEUR Pierre
VOILES OCEAN
02/11/11 21:26
29j 20h 22m 35s 4430,53 6,17 5,95 218,41
3 599 MARIETTE Benoit
ODALYS VACANCES
03/11/11 04:40
30j 0h 42m 14s 5135,42 7,11 5,91 227,4
4 514 BOUYSSOU Clément
DOUET DISTRIBUTION
03/11/11 08:01
30j 4h 53m 58s 4392,69 6,05 5,88 211,33
5 674 BEAUDART Davy
INNOVEA ENVIRONNEMENT
03/11/11 07:40 +0j 0h 1m 0s 30j 5h 9m 38s 4753,69 6,54 5,87 227,52
6 512 HOEBLER Cyril
OCEARIUM DU CROISIC
03/11/11 10:27
30j 9h 50m 30s 4332,39 5,93 5,84 217,24
7 566 LLULL Eric
NOBLE COCOA
03/11/11 13:43
30j 11h 51m 4s 4443,55 6,06 5,82 213,71
8 435 KERBOURIOU Vincent
CGGVERITAS
03/11/11 05:37
30j 14h 16m 20s 4407,1 5,99 5,8 209,16
9 781 SORIN Fabrice
CARTOFFSET
03/11/11 10:21
30j 15h 34m 54s 4423,05 6 5,79 205,93
10 602 ROSEN JACOBSON Robert
NED602
03/11/11 09:56
30j 20h 17m 36s 4409,58 5,94 5,75 215,15
11 739 LENGLET Benoît
EVASOL
03/11/11 17:46
30j 20h 31m 7s 4381,35 5,9 5,75 207,68
 12 539 LAURIERE Benoit
www.teamkalonig.com
03/11/11 15:45
31j 3h 3m 55s 4418,97 5,9 5,7 200,24
13 767 ENDT Ysbrand
PRIME OF THE NORTH SEA
03/11/11 23:11
31j 3h 5m 24s 4370,12 5,84 5,7 198,06
14 796 GROUX Nicolas
COUVAC
03/11/11 10:22
31j 7h 53m 10s 4495,21 5,97 5,67 205,08
15 527 LAVAYSSIERE Hugo
ARES and Co.
04/11/11 00:02
31j 8h 8m 51s 4674,39 6,2 5,66 213,66
16 746 CIZEAU Pierre
MASQHOTEL
04/11/11 03:23
31j 8h 29m 58s 4415,54 5,86 5,66 204,11
17 743 HARE Pip
THE POTTING SHED
03/11/11 22:52
31j 10h 52m 7s 4474,09 5,92 5,64 204,63
18 721 CHOMBART DE LAUWE Pascal
XANLITE
04/11/11 07:16 0j 1h 0m 0s 31j 15h 49m 36s 4364,66 5,73 5,61 186,41
19 519 DIDAC Costa
SALAO
04/11/11 08:36
31j 18h 37m 52s 4567,42 5,98 5,59 193,17
20 591 BLANCHARD Florian
MC TECHNOLOGIES
04/11/11 14:05
31j 23h 39m 16s 4419,5 5,75 5,55 211,7
21 472 CHUH Kan
VMAX
04/11/11 09:24
32j 5h 14m 46s 4432,43 5,72 5,51 200,52
22 745 BEYER Susanne
PENELOPE
05/11/11 03:09
32j 13h 7m 26s 4813,51 6,15 5,45 213,69
23 774 OGER Jean-Marie
BRAZIL FOREST - E.LECLERC
03/11/11 14:23
32j 13h 30m 44s 4465,9 5,7 5,45 206,99
24 529 GAILEY Bruce
BLACK MAMBA
05/11/11 17:08
33j 4h 20m 47s 4401,85 5,52 5,35 192,14
25 626 FREELS Björn
RIKKI TIKKI
05/11/11 21:43
33j 12h 21m 26s 4427,53 5,49 5,3 195,46
26 704 GESI Simone
DAGADA' - SPIRITO DI MAREMMA
06/11/11 06:56
33j 21h 15m 48s 4422,39 5,43 5,24 189,4
27 473 GUILLONNEAU Jean Claude
ZERLINE
07/11/11 00:48
34j 8h 32m 37s 4579,87 5,54 5,17 211,32
28 636 MADDEN Jorge
SAMSARA
07/11/11 06:44
34j 18h 3m 13s 4495,95 5,38 5,11 202,09
29 660 DUVIGNAC Marie
CHRISTOPHE JOSSE - PARIS
07/11/11 08:27
34j 19h 16m 3s 4372,05 5,22 5,1 180,04
30 487 GUO Chuan
VASA
07/11/11 09:24
35j 9h 11m 6s 4561,56 5,36 5,02 190,72
31 737 PAMIR Tolga
YAKAMOZ
09/11/11 07:19
37j 5h 12m 33s 4536,09 5,07 4,77 158,9
32 230 BERTRAND Serge
MINIMUM
09/11/11 04:46
37j 11h 29m 47s 4542,25 5,04 4,74 171,24
33 708 ROBIN Fabienne
HOROQUARTZ
09/11/11 00:08
37j 18h 59m 28s 4620,35 5,08 4,7 196,86
AB 535 MARY Renaud
www.runo.fr
Abandon le 2011-11-08 10:17:16.0 - Echouage
AB 769 FRATTARUOLO Sergio
BOLOGNA IN OCEANO
Abandon le 2011-10-30 06:55:42.0 - problemes divers
AB 405 CLAVEAU Mathieu
OKOUME LES CHEVAUX DU BEAL
Abandon le 2011-10-24 08:14:40.0 - Voie d eau OFNI
AB 758 TEN BRINKE Christa
RAN OF THE NORTH SEA
Abandon le 2011-11-07 11:08:41.0 - Etais cassé problème de Pilote et de Safran
AB 772 BRÄNDSTRÖM Ulf
GRPMS.COM
Abandon le 2011-10-22 10:18:53.0 - raison medicale
AB 744 SIMONNET Bruno
EL NONO
Abandon le 2011-10-29 00:21:46.0 - panne de pilotes
AB 728 PRONO David
Get It Right, www.esi-group.com
Abandon le 2011-10-21 13:36:27.0 - ferrures de safran cassées
AB 697 FRANCOIS Amaury
GROUPE QUALITEL
Abandon le 2011-10-20 20:07:27.0 - Ferrures de safran cassées
AB 596 CHAVARRIA Renaud
BEZIERS MEDITERRANEE
Abandon le 2011-10-20 20:10:25.0 - démâtage
AB 585 BOSSYNS Bert
FELICITY II
Abandon le 2011-10-21 20:41:15.0 - problemes de safrans
AB 554 SABBATINI Giacomo
SCUSAMI LE SPALLE
Abandon le 2011-10-17 17:00:00.0 - Safran cassé Coque endommagée
AB 757 ARCHIN Brendan
ASSOCIATION LA TOULINE
Abandon le 2011-10-23 10:37:50.0 - pb divers

 

Lire aussi l'article du SUD-OUEST du vendredi 4 novembre 2011 par Stéphane Vacchiani : "Transat Charente-Maritime - Bahia : L'année noire des Rochelais - Tragique et dure, cette édition 2011 de la Transat 6.50 est à oublier pour les skippers issus du pôle maritime de La Rochelle, qui ont souffert de la comparaison avec leurs homologues bretons...."

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:19
pointcourseserie-20111108-trois derniers
31ème :
31ème en Série, Fabienne Robin (708 - Horoquartz) en a terminé avec la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 ce mercredi matin à 0 heures 08.

Réactions :

"J'ai l'impression d'avoir passé cette transat à bricoler. J'ai surtout fait de la couture. Toutes mes voiles y sont passées. J'ai dû naviguer des jours sous tourmentin seul. Je m'enfermais à l'intérieur et je cousais, je collais des panneaux. La météo n'a pas été clémente. J'ai eu jusqu'à 50 noeuds dans le pot au noir. Je suis restée à l'intérieur à attendre que cela passe. J'ai trouvé le temps long sur la fin. Mais je ne voulais pas terminer dernière. Je me suis fait mal sur la fin pour garder à distance les derniers concurrents. Ma pile à combustible a aussi commencé à défaillir. Je n'ai plus grand chose à manger. J'ai dévoré toutes les bonnes choses dès le départ, et il ne me restait plus que les produits lyophilisés. J'ai du mal à réaliser que je suis arrivée. J'ai encore pris un grain terrible juste avant la baie de Salvador. J'ai craint alors de m'échouer sur les rochers."

32ème :
Serge Bertrand (230 - Minimum) a franchi la ligne d'arrivée à Salvador de Bahia ce matin à 4 heures 46 mn 01 sec TU, 5 heures 46 française. Il prend la 32ème place au classement général provisoire avant jury.

Réactions :

"Je ne m'attendais pas à arriver sous le déluge. J'ai l'impression que le Pot au Noir m'a poursuivi jusqu'à Bahia. On m'avait "vendu" de longues glissades sous le soleil! Je n'ai rien connu de tel. Les journées m'ont semblé très longues, particulièrement ces 10 derniers jours. J'ai vraiment effectué la traversée seul, avec la BLU pour unique compagnon. Et quelques oiseaux aussi qui sont venus hier se percher au rappel. J'au pu converser à plusieurs reprises avec Tolga (Pamir, 737 - Yakamoz) que j'ai croisé voici quelques jours. J'ai besoin d'un peu de recul pour analyser toute cela. A chaud, le sentiment est d'avoir traversé quelques choses de très difficile, avec peu de plaisir. Dès le départ j'ai connu des problèmes techniques, de bout dehors que j'ai cassé puis réparé, de voiles surtout qui se délaminaient. Sur la fin, j'ai eu peur de manquer d'eau. Une chose est sûre, JE L'AI FAIT!"


33ème :
Le navigateur Turc Tolga Pamir (737 - Yakamoz) clôt le volet sportif de la Charente Maritime/Bahia-Transat 6,50 en venant s'octroyer la 33ème et dernière place des voiliers de Série classés ce mercredi matin 9 novembre à 7 heures 19 mn et 25 sec. TU

 

 

 

Réactions :

"J'ai souvent eu l'impression que tous les maux de la mer se concentraient sur moi. Beaucoup de problèmes techniques, une météo incompréhensible, et une arrivée dantesque à Salvador dans la tempête qui a même coupé l'électricité au Club Nautique. Qu'importe! Je suis là! Je l'ai fait. Cela a été un voyage au coeur de la solitude, car je ne pouvais communiquer avec personne. Je recevais très mal la BLU. Je n'ai eu qu'un contact VHF avec… un cargo Turc. Je lui ai expliqué ce que je faisais là et je lui ai demandé de passer un message à ma famille. Quelques instants plus tard, le capitaine du cargo me confirmait qu'il avait donné de mes nouvelles à ma chérie. Ce fut un grand moment. Pour le reste, je n'ai pas l'impression d'avoir disputer une course. Je voulais juste arriver. Je suis plein d'admiration pour tous ceux qui ont traversé en course, en étant "dessus" tout le temps! Bravo les gars! Ce fut toujours dur, mais jamais chiant! Je me suis souvent demandé pour quoi fait-on ça…"

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 21:05
pointcourseproto-20111103-carme.jpgDonatien Carme (Proto 606 – Merci les copains) a franchi la ligne d'arrivée ce matin à 20 heures 05 mn 20 sec. TU, soit 21 heures 05 mn, 20 sec heure française.

 

 

Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 21 jours, 7 heures, 35 minutes et 45 secondes, à la moyenne de 6,09 nœuds.

Son temps de course global est de 30 jours, 23 heures, 15 minutes  et 40 secondes, à la moyenne de 5,73 nœuds sur les 4 200 milles de distance théorique du parcours.

Il est actuellement 24ème du classement général provisoire avant jury en catégorie Proto.

 

Réactions :

« Mes réparations ont tenu ! c’est en soi une première satisfaction. Mais j’ai été handicapé en permanence par de petites casses qui m’ont bien empêché d’attaquer. Chaque fois que je voulais lâcher les chevaux, j’étais immédiatement sanctionné par du bris de petits matériels. Après le pot au noir, mon seul souhait était d’arriver. Je suis resté seul tout le temps, sans voir aucune des îles. Je suis resté 5 jours sans communication dans le pot au noir, et ce fut très dur. C’est Pascal Chombard de Lauwe qui a joué les pères protecteurs sur la VHF, une espèce de force tranquille qui m’a remonté le moral. Seul dans la pétole, c’est une expérience, un voyage intérieur. Cette course est une follie. On s’en veut de la faire, on se traite de tous les noms d’oiseaux, on dit quelle con…ie !… puis on se surprend à prendre des notes en prévision de la prochaine édition. C’est très fort humainement, avec un voyage ou bout de soi-même qui doit laisser des traces… J’espère ne pas connaître de « Mini Blues » rétrospectif! »

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 16:45
pointcourseserie-20111104-podiumpartielLR.jpg13ème :
Benoit Laurière (Série 539 – www.teamkalonig.com) a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador aujourd’hui jeudi 03 novembre à 15 heures 45 minutes et 00 seconde TU. 16 heures 45 mn heure française.
Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 21 jours, 3 heures, 15 minutes, à la moyenne de 6,14 nœuds.
Son temps de course global est de 31 jours, 3 heures, 3 minutes  et 55 secondes, à la moyenne de 5,7 nœuds sur les 4 200 milles de distance théorique du parcours.
Il est 13ème du classement général provisoire avant jury catégorie bateau de Série
 
Réactions : « J’étais dans le bon paquet et puis j’ai eu un problème avec ma pile à combustible. C’est de ma faute. Elle était vieille. J’ai voulu la faire réviser. On m’a répondu que c’était impossible. J’aurais du être plus vigilant. J’ai du compter uniquement sur mes panneaux solaires. Puis, après l’Equateur, une ferrure de safran, s’est fêlée. A partir de cet instant je suis sorti de la course.  J’ai vécu le reste de la transat sur le qui-vive en levant le pied. Cette ferrure a pris du jeu. Ça claquait. Ça résonnait à l’intérieur du bateau. J’ai eu quelques réveils en catastrophe.  Je ne pouvais pas jouer la gagne, mais une place dans les dix était possible. Cependant je suis content de ma performance. Ça reste une belle aventure. »

18ème :
Pierre Cizeau (746 – Masqhôtel) en a terminé cette nuit avec la seconde étape de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 au terme de laquelle il a terminé à la 18e place en catégorie série.

 

Réaction : « Ce fut très dur, très long. Toute la course nous avons eu des conditions instables. C’était stressant, il fallait sans cesse être en éveil. J’ai eu aussi un problème dès le deuxième jour. Lors d’une manœuvre mon spi s’est mis en cocotier. Le vent est monté comme un fait exprès à 30 nœuds. Le bateau s’est couché et comme le spi avait fait une poche d’air, il n’arrivait pas à se remettre d’aplomb. Vingt minutes de stress même si je n’ai pas été en danger. L’un des bateaux suiveurs m’a conseillé de me détourner aux dévents de Palma. J’ai quand même perdu mon grand spi dans l’aventure. Le spi médium était vieux. Il s’est déchiré. J’ai du faire de la couture. Psychologiquement, j’ai été atteint. Et à 4-5 jours de l’arrivée j’ai cassé la ferrure d’étrave, j’ai encore bricolé pour remettre le bout dehors. C’est une drôle d’aventure. Les 20 jours les plus durs de ma vie. »

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]


Lire aussi article du SUD-OUEST du vendredi 4 novembre 2011 par VACCHIANI Stephane "Transat La Rochelle - Bahia : Un nouveau Rochelais a bon port -Pierre Cizeau a rallié l'arrivée après vingt jours de course"

 

Pour connaître le nom du 3ème rochelais, il faudra attendre l'élus entre les inséparables entre Fabienne (33ème), Tolga (34ème) et Serge (35ème).

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 10:14

pointcourseproto-20111103-chappelier.jpg

"Ayméric CHAPPELLIER a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador aujourd’hui Jeudi 03 novembre à 09 heures 14 minutes et 28 secondes TU. 10 heures 14 mn et 28 sec heure française.

Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 20 jours, 20 heures, 44 minutes et  28 secondes, à la moyenne de 6,22 noeuds.

Son temps de course global est de 30 jours, 05 heures, 21 minutes  et 26 secondes, à la moyenne de 5,87 nds.

Aymeric prend la 20ème place au classement général provisoire avant jury.

 

Réactions : « J’ai eu pas mal de problèmes techniques. Aux Canaries le tangon est passé sous le bateau. Ma ferrure d’étai ne tenait plus que par deux vis au lieu des huit habituelles. Puis, j’ai eu l’électronique qui a donné des signes de faiblesse et enfin la boule (au pied du mât aile) a été décapitée. Moralité, les dix derniers jours j’ai vraiment serré les fesses. J’ai vécu dans la crainte d’un démâtage. Globalement c’est une expérience enrichissante. Cette transat n’est jamais facile, mais je ne pensais pas qu’elle puisse être aussi difficile. Mon regret c’est qu’elle s’est arrêtée au bout de 10 jours. Après j’étais en convoyage. Moralement, c’est pénible. »"

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

Lire aussi l'article du SUD-OUEST du jeudi 3 novembre 2011 "La Rochelle-Bahia : Aymeric Chappellier prend la 20e place -Le navigateur rochelais est arrivé à Salvador de Bahia à 10 h 14, heure française..."

 

Lire aussi l'article du SUD-OUEST du vendredi 4 novembre 2011 "Le mauvais roman de Chappellier - 21e à l'arrivée hier, le Rétais n'a pas vécu la Transat qu'il espérait, victime d'une casse sur son mât. Obligé de lever le pied, le skipper de « la Tortue » a eu le temps de relativiser et de lire..."

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:35
pointcourse-20111102.jpg
Le navigateur Henri Patou (551- Ecartip) prend la 18ème place de l’étape Funchal-Salvador de Bahia catégorie Proto

 Il a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador aujourd’hui mercredi 02 novembre à 21 heures 35 minutes et 05 secondes TU. 22 heures 35 mn et 05 sec heure française.

 
Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 20 jours, 21 heures, 35 minutes et 05 secondes, à la moyenne de 6,22 nœuds.
 
Son temps de course global est de 30 jours, 16 heures, 19 minutes  et 55 secondes, à la moyenne de 5,80 nœuds sur les 4 200 milles de distance théorique du parcours.
 

 

Réactions : Rasé de près (le seul dans ce cas) Henri Patou avait l’air à peine fatigué. « J’ai fait des images de folie en haut du mât dans le Pot au Noir. C’est ma première transat mais je sais que nous avons rencontré les pires conditions. Ce fut vraiment très, très dur. Les mauvais moments furent plus nombreux que les bons, d’autant que je suis sous antibiotique en raison de douleurs aux deux coudes (il a deux énormes excroissances). J’avais tellement mal que je suis resté deux jours au fond du bateau sans bouger. C’est pourquoi je suis super content d’être arrivé. Je reviendrai, d’ailleurs. »

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:35
pointcourseserie-20111102-ghainet.jpg"Gwénolé Gahinet (455 - Asso - Watever gwenoletgahinet.com) a franchi le premier la ligne d'arrivée de Bahia à 17 heures 35 mn et 12 sec. TU, soit 18 heures 35 mn 12 s. Française.

Il termine en tête cette deuxième étape depuis Funchal en 20 jours, 5 heures, 5 mn et 12 sec. à la moyenne de 6,43 noeuds.

Son temps de course général est de 29 jours, 16 heures, 46 mn et 40 sec à la moyenne de 5,99 nds.

La victoire finale sera déterminée en fonction du temps à l'arrivée de Benoit Mariette.

Réactions : Un sourire comme un croissant de lune, des yeux émerveillés comme un gamin devant un sapin de Noël Gwénolé Gahinet vient de poser les pieds sur les pontons de Bahia. Grand vainqueur de cette deuxième étape en attendant, sans doute, mieux encore avec ses deux suivants Pierre Brasseur (552 – Voile Océan) et Benoit Mariette (599 – Odalys Vacances).

« C’est génial. Ça fait vraiment plaisir d’être  arrivé et surtout de ne pas voir d’autres bateaux à quai. D’autant que derrière il y a des marins qui ne sont pas mauvais du tout. Les 48 dernières heures ont été très stressantes. Je pensais à la victoire d’étape bien sûr, mais aussi au classement général. Je termine fatigué parfois je me disais « reposes toi » mais je n’y arrivais pas. Je cherchais aussi à préserver le matériel. Mais cette transat, c’est une super découverte. Un truc de fou. Je me suis souvent dit «Tu fais un vrai truc de dingue ». Même si tout n’a pas été parfait je suis content de ma nave. J’ai connu de bonnes choses, d’autres moins bonnes, mais je suis satisfait. » 

"Fabuleux coup double pour le jeune Gwénolé Gahinet (455- Asso Watever. Gwenolegahinet.com) qui s’impose au terme de la seconde étape Funchal – Salvador de Bahia et remporte le classement général, en série, de cette Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50.

 

L’histoire d’un surdoué de 27 ans, qui disputait à cette occasion la troisième course en solitaire de sa carrière, après le MAP et la Sélect, deux épreuves de 3 jours seulement et ne découvrit le mini qu’en 2010 avec  la Demi-Clé et le Mini Fasnet en double avec Paul Marette.  «  A cette époque je ne pensais pas disputer cette transat dès 2011. Je voulais seulement changer d’horizon. Voir autre chose. »

Le virus fut trop fort. Sa vie venait de basculer. Pour se donner tous les atouts, Gwénolé a démissionné de son poste d’architecte naval à Vannes fin 2010.  Ainsi, depuis le début de cette année il s’est consacré uniquement à cette transat.

« J’ai pris beaucoup d’enseignements, de conseils auprès d’anciens, d’Antoine Rioux notamment question préparation du bateau. J’ai lu pas mal de témoignages également.  Je visais au départ de France une place dans les cinq. A Madère, j’ai vraiment eu l’impression de découvrir un autre monde. »

Avant de s’élancer pour cette seconde longue, très longue étape, vers Bahia, il reconnait qu’il avait eu un peu de stress. «Je n’étais pas très bien.  Je suis parti en mode modérato. La deuxième nuit, mes adversaires ont envoyé le spi. Moi, je n’ai pas osé.  Je me suis dit la route est longue. La distance perdue c’est du sommeil de gagné pour plus tard. Je suis resté calme. »

Et puis, il y a eu cette option plus Est que tous les autres, sauf Pierre Brasseur, n’ont pas suivi : « En fait,  j’ai l’impression qu’ils sont partis plus Ouest et moi resté plus près de la route directe. » Moment de bonheur quand il apprend qu’il est en tête. « Là, je me suis dit :Il faut y aller ».

Et il  y a été Gwénolé. Ses deux derniers jours de course ont été les plus stressants sans doute de cette traversée : « Je n’avais plus de BLU donc plus de météo, plus de classement. Franchement, j’ai cru que mes suivants m’avaient doublé. Je n’ai appris ma victoire que sur la ligne d’arrivée. Je n’arrive pas à réaliser ce qui m’arrive. »

Un succès qui va peut-être chambouler sa vie future. Gwénolé ne sait pas encore de quoi demain sera fait, mais il analyse : « Etre skipper pro, oui ça me plairait bien. J’aimerais continuer dans cette voie. Pourquoi pas en proto. Mais je ne veux pas couper avec mon métier. J’ai la chance d’avoir un métier qui me plait, une passion que j’adore et qui pourrait devenir mon métier. »

Une vie superbe s’ouvre devant l’étrave du bateau de Gwénolé Gahinet."

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

Lire aussi l'article du SUD-OUEST du vendredi 4 novembre 2011 " En série, le vainqueur est Gahinet… le fils "

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:17
pointcourseproto-20111101-picault.jpgSébastien Picault (198 – Kickers) a franchi la ligne d’arrivée ce mardi en début de nuit à Bahia terme de la seconde étape de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. « Pic », sur le plus ancien et le plus glorieux mini de la flotte, a terminé 13e de cette seconde étape. Son temps de course sur l'étape Funchal-Salvador est de 19 jours, 10 heures 16 mn et 36 sec., à 6,68 nds de moyenne. Son temps global de course est de 28 jours 14 heures, 2 mn et 29 sec. à 6,21 nds de moyenne

 

 Réactions avec un Sébastien Picault en grande forme ou l’humour n’est jamais très loin.

« La fin de l’étape a été terrible. Je plains sincèrement ceux qui vont arriver derrière. Pour nous ce fut des vacances en comparaison.  Je viens de me taper 4heures dans ces conditions de vent de sud-est à 30 nœuds. Je n’en aurais pas fait une heure de plus. C’est la 7e transat de mon Kickers, ma troisième. Cependant avec cette météo, je vais demander un remboursement partiel du prix de l’engagement. Personnellement, j’ai été … partiellement bon.

" Ma transat s’est arrêtée au Cap Vert. Je suis tombé dans un terrible orage et je n’ai plus eu d’électronique. Du vent portant ? Oui, j’en ai eu … dix minutes, après plus rien. Le Pot au Noir ? Je l’ai eu du 10°nord au 10° sud, mais nous avons bien ri avec Jean-Baptiste Daramy (814 – Eki Haizea). Il a le numéro le plus élevé et moi le plus petit. Je suis content de l’avoir eu au final. Mais vraiment je n’ai rien compris à la météo.  Un jour Jean-Baptiste me dit à la VHF « je suis une tâche, je ne comprends rien » je lui ai répondu, « nous sommes deux ».  En fait j’aurais du m’arrêter à Mindello, acheter des clopes et me pencher sur une carte météo. J’aurais gagné du temps. »  

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:06
Arrivée groupée des Rochelais qui terminent respectivement à la 10,11 et 12ème place :
pointcourseserie-20111131-podiumLR
10ème :
Etienne Bertrand (802 - Chasseur de primes) est arrivé ce lundi à 17h06’43’’ TU à Bahia, terme de sa seconde étape de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Il se classe 10e de cette étape.

 Il a parcouru les 3200 milles théoriques en 19 jours 4 heures 30 mn 43 sec à la moyenne de 6,77 nœuds.

Il a parcouru la distance totale (4200 milles) de Charente-Maritime à Bahia en 28 jours 4 heures 53 mn 56 sec à la moyenne de 6,30 nœuds.

 

Réaction : « J’ai eu une panne de pilote. Je n’en avais plus qu’un  de secours… pour bateau de pêche. Je viens de réaliser un rêve vieux de 19 ans. Sans doute aurais-je dû la courir avant (il a 52 ans) Maintenant, je sais ce que c’est.  C’est dur, très dur. Je construis des minis pour eux. Alors, respect pour tous. Mais devant, je suis tombés sur des fêlés, qui changeaient sans cesse de voile. Moi, je ne pouvais pas suivre, d’autant que la nuit, quand je dormais je devais calmer le jeu. A 8 nœuds mon pilote de rechange sautait. Nous nous sommes tirés une belle bourre sur la fin avec Nicolas Boidevezi. Je suis content de l’avoir sauté sur la fin. Le bateau est exceptionnel, de ce côté je suis satisfait. »

11ème :
Le skipper Nicolas Boidevezi (719 – Défi GDE) a franchi la ligne d’arrivée à Bahia à 17h16’30’’ TU. Il termine onzième de cette seconde étape de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50.

Il a parcouru les 3200 milles théoriques entre Funchal et Bahia en 19 jours 4 heures 46 mn 30 sec à la moyenne de 6,77 nœuds.

Il a bouclé la totalité du parcours soit les 4200 milles en 28 jours 12 heures 5 mn 35 sec à la moyenne de 6,24 nœuds.

 

Réactions d’un Nicolas ému aux larmes : « Je suis dans les choux. La course s’est passée sans moi. La victoire, c’est déjà d’être arrivée ici, car c’est une foutue aventure. Dans la loterie des mauvaises pioches, j’ai tout pris. Le bateau est nickel, les voiles parfaites c’est le skipper qui n’a pas été dans le coup. C’est le jeu. Je suis amer et triste de ne pas avoir pu jouer avec les petits copains. J’ai eu des problèmes de pilote dès le Cap Vert. Il sautait tout le temps. J’allais dormir dix minutes et soudain le bateau partait dans tous les sens. Il fallait tout remettre en ordre. Nerveusement ce fut très dur. Je suis à bout. J’ai vécu les 15 derniers jours dans l’angoisse. Là, ça fait 40 heures que je n’ai pas fermé l’œil. Cette transat n’a rien à voir avec celle de 2009. Cette fois, j’ai été seul, totalement seul, je n’ai parlé avec personne. Ça m’a fait bizarre. Je n’ai pas été dans le match et pourtant je me suis fait mal au-delà du supportable. »

 

12ème :

Le Tchèque Milan Kolacek (759 – Gaben>Follow me) a coupé la ligne d’arrivée à Bahia, terme de la seconde étape de la Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 à 18h 56 mn 55 sec. Il termine 12e de cette étape.

 Il a parcouru les 3200 milles théoriques en 19 jours 6 heures 26 mn 55 sec à la moyenne de 6,75 nœuds

Il a bouclé la totalité des 4200 milles de l’épreuve en 28 jours 19 heures 24 mn 21 sec à 6,17 nœuds de moyenne.  

Réactions : "Ce fut très dur. Deux, voire trois journées de plaisir, sous les côtes du Brésil, c'est à peu près tout… le reste a été très compliqué, le pot au noir, la navigation… Mais j'y suis arrivé, et j'en suis fier. Je suis heureux et fier pour mon bateau que j'ai construit. Tout a tenu, le mât, la quille.. le bateau est bon… moi, je ne peux que m'améliorer (Rires). Mais quand je vois la qualité des hommes qui m'ont précédé ici, je n'ai aucun regret…"

 

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:44

A l'heure ou David RAISON remorte la deuxième étape, où en sont les 12 skippers rochelais encore en course ?

En "proto" :

En 10ème position on retrouve Etienne BERTRAND, 11ème Milan KOLACEK, 12ème Nicolas BOIDEVEZI,

Puis 18ème Henri PATOU et 19ème Aymeric CHAPELIER

Plus loin 24ème Donatien CARME

Et a abandonné : Ayrélien DUCROZ

pointcourseproto-20111031.jpg

En bateau de série :

En 13ème postion : Benoit LAURIERE (en marron) suivi de près par Pierre CIZEAU (14ème).

Plus loin on retrouve les bateaux de Fabienne ROBIN (30ème), Tolga PAMIR (34ème) et Serge BERTRAND (35ème).

A abandonné : David PRONO.

      pointcourseserie-20111031

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:43
http://www.teamworkvoileetmontagne.com/tw/multimedia/2011/05/BB-mini-747-Team-Work-14-e1305883525926-150x150.jpg"David Raison, à la barre de son prototype de dernière génération « 747 - TeamWork Evolution », en remportant le dimanche 30 octobre la seconde étape Funchal-Salvador de Bahia, s’adjuge La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 (classement provisoire avant jury) en catégorie Prototypes.

Il a franchi la ligne d’arrivée devant la marina de Salvador à 18 heures 43 minutes et 32secondes TU, soit 19 heures 43mn 32 sec heure Française.

Son temps de course entre Funchal et Salvador est de 17 jours, 6 heures, 13 minutes et 32 secondes, soit la moyenne horaire de 7,53 nœuds sur les 3 120 milles du parcours.
 
Son temps de course globale est de 26 jours, 3 heures, 9 minutes et 40 secondes, à la moyenne de 6,80 nœuds.
 
David Raison avait terminé 2e de la première étape entre La Rochelle (Charente-Maritime) et Funchal (Madère/Portugal) et gagne la deuxième étape entre Funchal et Salvador (Bahia/Brésil).

Les premiers mots de David Raison : « Merci de cet accueil. C’est ma 4e transat, la première où j’arrive de jour et en vainqueur. Ça a été dur comme pour tout le monde. Oui, j’ai douté à un moment, quand j’ai eu 100 mille d’avance et que je suis tombé dans des molles. J’ai vraiment cru qu’ils m’avaient rattrapé et même dépassé. Parfois aussi, j’ai eu les deux pieds sur les freins tant ça tapait fort et pourtant je leur reprenais des milles. Nous ne devions pas être dans les mêmes conditions météos.

Oui, j’ai l’impression avec ce bateau d’avoir mis un grand coup de pied dans la fourmilière des architectes navals. Maintenant de savoir s’il va y avoir des 60 pieds Open de la sorte, on ne sait pas. Il faut regarder cas par cas. Il faut étudier la méthode. J’ai appliqué tout au long de cette transat ce que m’avait dit un ancien ministe quand je suis parti sur ma première transat : de la rigueur et de la discipline. Là, tu fais le boulot. Mais quel bonheur de vous voir tous… C’est vraiment de toutes mes transats, la plus dure que j'ai pu faire ! »"

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net/fr ]

 

Lire aussi l'article du SUD-OUEST du mardi 1 novembre 2011 par Stéphane Vacchiani "David Raison : « C'était le rêve de ma vie » "

 

"Le voilier de David Raison, TeamWork Evolution, constitue une réelle innovation dans le monde des Mini 6,50. Cette Classe, qui est souvent surnommée « l’antichambre de la course au large », a déjà permis de tester de nombreuses innovations que l’on a retrouvées plus tard sur le Vendée Globe : ballasts, quilles basculantes, mâts pendulaires…

L’Evolution apporte incontestablement un vent de fraîcheur et d’innovation dans ce milieu. Son designer, constructeur et skipper David Raison, ingénieur hydrodynamicien de formation, a testé numériquement une dizaine de carènes entre 2005 et 2008.

Son objectif était de s’inspirer des meilleurs dessins du moment tout en évitant les tabous architecturaux, et donc de remettre à plat les concepts architecturaux d’un bateau de course au large en se basant sur les technologies d’études et de construction les plus modernes. Ses études lui ont permis d’aboutir sur un voilier innovant mais néanmoins cohérent. Très puissant et rapide, le TeamWork Evolution a impressionné les observateurs lors de sa première saison de course l’an passé."

[extrait du site : www.teamworkvoileetmontagne.com]

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:57

Organisateur chaque année, depuis 1973, du Salon Nautique International à flot de La Rochelle, l´Association du Grand Pavois (loi 1901) s´est ouverte en mai 1998 à de nouvelles activités, avec l´organisation de l´escale rochelaise de la Whitbread (aujourd´hui Volvo Ocean Race). En 1999, l´association crée un nouveau département événementiel baptisé GPO qui se voit confier par la Classe Mini l´organisation de la 13e édition de la Mini-Transat prévue pour 2001. Le Grand Pavois apporte un nouveau souffle à l´épreuve rebaptisée La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Parallèlement à La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50, le département GPO a pris en charge l´organisation, de nombreux événements liés à la course au large et à l’univers du nautisme : Escale du BT Challenge en 2001, le Village départ de la Solitaire du Figaro en 2001, Escale de la Volvo Ocean Race en 2002, le Défi Atlantique en 2003, Escale du Global Challenge en 2005 et 2007, le Grand Prix de France de Formule 1 Motonautique en mai 2007, Escale de la Clipper Round the World Yacht Race en septembre 2007, Baptême du bateau L’Oréal Paris de Maud Fontenoy et sa tournée française, Organisation d’un salon nautique à Shenzhen en Chine (2009, 2010 et 2011), Départ et arrivée de la Velux 5 Oceans à La Rochelle (2010 et 2011)…

Des professionnels du nautisme

L´association du Grand Pavois compte plusieurs permanents, mais tous les membres du Conseil d´Administration sont, quant à eux, des professionnels de la plaisance.
Président : Alain Pochon - Pochon SA - Electronique marine
Vice-Président : Patrick Rieupeyrout - Harken France - Accastillage
Trésorier : Eric Bruneel – Neel Trimarans - Chantier naval
Secrétaire : Philippe Aupinel - Chantier Alubat - Chantier naval
Administrateur : Jean-Paul Capron – Grassi Bateaux - Chantier naval
Administrateur : Olivier Caris - Fountaine Pajot - Chantier naval
Administrateur : Jean-Pierre Goudant – Cummins Mercruiser Diesel Europe - Moteurs marins
Administrateur : Gérard Laquit - Groupe Bénéteau - Chantier naval
Administrateur : Merry de la Poëze – Jeanneau SA - Chantier naval
Administrateur : Lisa Rabineau – Alliaura Marine – Chantier naval
Administrateur : François Satgé – Dufour Yachts - Chantier naval
Administrateur : Benoît Tréguilly – Bic Sports – Matériel de sports de glisse

L´organisation de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50

Logo GPO - Grand Pavois Organisation

GRAND PAVOIS ORGANISATION
Commissaire Général : Christophe Vieux
Directrice Commerciale : Nathalie Mignonneau
Assistante commerciale : Emilie Baudry
Direction Communication & Relations Presse : Pierrick Garenne
Chargée de communication – Relations Presse Internationales : Véronique Largeau
Chargée Relations Presse France : Floriane Bouillard
Responsable positionnements : Daniel Henry
Partenariats : Carole Wolf
Comptabilité : Amandine Rousseau
Assistante de direction : Sandrine Cartier
Chef de projet : Isabelle Magois
Direction de course : Denis Hugues

Comité de course

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Sous l´égide de la Fédération Française de Voile
Président du Comité de Course : Patrick Maurin

 

Classe MINI

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Président : Olivier Avram
Contacts : Annabelle Moreau / Sandrine Pelletier

 

[extraits du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 13:00

aurlien-ducroz.jpg"Il y a un double champion du monde au départ de cette Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 2011. Oh ! Ne cherchez pas chez les « voileux ». Lui, est double champion du monde (2009 et 2011) de free-ride, ce ski extrême, aussi dangereux qu’il est spectaculaire. Comme quoi le ski mène à tout, même à vouloir traverser l’Atlantique, sur une coquille de noix de 6,50 m. Pourtant rien ne prédisposait Aurélien Ducroz à tenter cette aventure. A part peut-être l’adrénaline qui colle à ces événements pourtant si dissemblables sur le papier.

Aurélien se remémore comment il a « touché » du doigt pour la première fois le monde de la voile : « C’était lors d’un rendez-vous mer et montagne. J’ai rencontré des marins comme Loizeau, Cammas, Hardy. Nous avons parlé de nos métiers respectifs. »

En 2007, Adrien Hardy en fait le parrain de son bateau avant de s’élancer pour la transatlantique : « J’ai vu ces minis. Je les ai trouvés fabuleux et plus fabuleux encore de vouloir traverser l’Atlantique là-dessus. Adrien m’a dit que la classe était ouverte aux amateurs, que je devrais essayer. Pour voir. »

Cette année là, il dispute l’Open Sail comme équipier d’Adrien Hardy. Mais Aurélien se lance vraiment à l’automne 2009 : « Je venais d’être sacré Champion du monde. Certes, on ne gagne pas des mille et des cents en free-ride, mais j’avais de l’argent de côté et j’ai acheté mon bateau. »

Un plan Lombard mis à l’eau en 2002  qui a déjà couru deux transats en 2005 (3e avec Stanislas Maslard) et en 2007 (16e avec Francis Duguet) : « Mais, il n’avait plus navigué depuis trois ans. Il a fallu le fiabiliser.» Et lui Aurélien a dû apprendre : «Je n’y connaissais rien. Je suis parti de tout en bas. Je posais des questions de béotien. Devant l’air surpris des autres, je répondais « je n’y connais rien. »

Il trouve une oreille attentive auprès de David Sineau et Guillaume Le Brec. Il navigue avec Sébastien Josse et Gilles Mahé, tous lui enseignent les rudiments du métier : « A mon premier virement de bord, j’ai seulement pensé à éviter la bôme » plaisante Aurélien. Il se rappelle aussi que deux jours après avoir mis son mini à l’eau, il disputait la Demi Clé avec Sineau et terminait 3e. Serait-il doué le skieur de Chamonix ? Il tempère : « Au début, on apprend vite l’essentiel. Mais après les progrès sont nettement plus lents. Aujourd’hui, j’ai encore presque tout à apprendre, c’est pourquoi j’ai navigué beaucoup cet été. J’ai essayé de comprendre la météo, par exemple. Sinon, j’écoute, je demande. »

Aurélien Ducroz ne rêve pas. Il reconnait qu’il se pose pas mal de questions avant de s’élancer pour sa première transatlantique : « Je ne suis pas inquiet, mais j’ai des doutes. Je pars dans l’inconnu le plus total, ce qui m’excite pas mal. Je n’ai pas peur mais je suis impressionné. Comment, par exemple, vais-je réagir durant les trois semaines de solitude de la seconde étape ? »

Il sait, Aurélien qu’il ne naviguera pas dans les mêmes eaux que les « cadors » de la classe : « Je ne suis pas fin techniquement. Par rapport à la majorité des skippers engagés, moi, je vais découvrir beaucoup de choses. J’espère surtout ne pas avoir trop de casse. C’est mon premier souhait.»

Car Aurélien connait les avaries. Sa première année, celle de 2010, fut un long calvaire : « J’ai cassé un mât, j’ai arraché un safran, j’ai dû refaire toute l’électronique.»  Aussi l’argent de son sponsor principal (Nissan) et de ses autres petits partenaires qu’ils l’ont suivi du ski à la voile a été en grande partie, englouti dans ces réparations.

« L’important c’est que le bateau marche. Moi, je vais m’accrocher pour arriver à Bahia et faire de mon mieux. Si je termine dans les 15, je serai le plus heureux.»"

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

Voir le site d'Aurélien : www.aurelienducroz.com

aurlien-ducroz-471.jpgNom : NISSAN

Numéro : 417

Architecte : Lombard

Année de construction : 2002

Club : Société des Régates Rochelaises

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:00

aymeric-le-chappellier.jpgLe superbe aquarium de La Rochelle fête, cette année, ses dix ans. Aymeric Chappellier est Rochelais. Le premier cherchait à médiatiser cet événement et surtout à faire connaître son centre de soins pour tortue de mer. Le second cherchait un partenaire pour finaliser son projet de disputer La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Ils se sont rencontrés. Pascal Coutant, le directeur de l’Aquarium et Aymeric Chappellier, le skipper. Ils sont tombés d’accord.

Ainsi Aymeric s’élancera le 25 septembre avec le nom le plus long, le plus surprenant mais aussi le plus « écolo » de la flotte : « La Tortue de l’Aquarium de La Rochelle. » Mais ne croyez pas qu’il partira pour s’attarder en route, le jeune ingénieur et architecte naval. Il précise : « Sous l’eau une tortue de mer peut atteindre les 25 nœuds. » Une vitesse qu’il ne pourra pas approcher avec son mini.

L’aventure s’annonce belle et la grand voile se verra de loin avec sa tortue géante « Vous savez chaque tortue blessée ou malade vient ici. C’est un excellent moyen de le faire savoir. » Reste maintenant à rallier Bahia, via Madère. Aymeric court depuis 2009 sur un mini au moule identique au Soïtec  de Fabien Desprès, 5e de la dernière Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. C’est d’ailleurs à ses cotés qu’il tira ses premiers bords sur un mini.

Certes, la mer n’a pas trop de secrets pour lui. Aymeric est un « voileux » depuis sa plus tendre enfance. Surf, dériveur à 15 ans, puis optimist, 420 et 470 sur lequel il disputa les pré-olympiades « Mais un seul bateau était sélectionné. Le premier. Or, en dépit de plusieurs podiums, nous étions second.»

Il se tourne donc tout naturellement vers le mini. Naturel ? « Mon père a pris part à la transat en 1981. Hélas, son bateau a coulé.» Une mésaventure qui ne le hante pas. Il a confiance en son bateau : « nous l’avons optimisé avec trois amis des heures durant » et ses résultats 5 e de la Pornichet Sélect (2011)  7e du Trophée Marie-Agnès Péron et 13e du Fastnet en 2010, lui démontrent qu’il tient son rang. Mais, il reste humble : « Le bateau a le potentiel mais le skipper a encore pas mal de choses à apprendre. »

Dans ce but, il souhaitait s’aligner au départ  des Sables – Les Açores. Cette course initiatique au grand large est la référence avant de s’élancer pour le Brésil : « Je n’ai pas eu le temps. Je me suis contenté d’épreuves de 400 ou 500 milles. »

Pas grand-chose avant les 4200 milles qui l’attendent de La Rochelle à Bahia. Et la navigation en solitaire ? « J’ai dû faire la plus rapide des qualifications: 5 jours et 20 heures. J’ai eu l’impression qu’elle avait duré 2 jours. Je sais que je n’aurai pas trop de problèmes durant une voire deux semaines, mais je ne sais pas comment je vais réagir ensuite. Ça m’inquiète un peu. »

Et puis, il y a aussi ce plateau incroyable : « Avant, cinq ou six marins pouvaient jouer la gagne. Cette année, ils sont au moins le double. Cette transat est une pépinière de futurs grands marins. »

C’est pourquoi, il conclue « Je ne veux pas avoir de regret à Bahia. Si je termine 10e ou même plus mais que je suis content de ma course, je serai comblé. »

Histoire de s’enlever une bonne dose de pression …"

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

Voir le site d'Aymeric : www.aquarium-larochelle.com

aymeric-le-chappellier-788.jpg

Nom : LA TORTUE DE L'AQUARIUM LA ROCHELLE

Numéro : 788

Architecte : De Beaufort

Année de construction : 2010

Club : Société des Régates Rochelaises


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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:00

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-173-242-110822032816-539-s-benoit-lauriere.jpg"Ils ne sont pas les seuls dans ce cas, mais Benoit Laurière et Henri Meyniel ont trouvé le bon moyen pour que leur passion du mini et de La Charente – Maritime / Bahia Transat 6,50 n’engloutissent pas toutes leurs économies. Ils se sont associés et achetés à deux, début 2008, le 539, un Pogo 2 plan Finot. Dans le contrat, Henri Meyniel devait courir la transatlantique en 2009. Ce qui fut fait et bien fait (6e à Bahia) et Laurière se préparait pour celle de 2011, ce qui sera fait dans les prochains jours : « Ça me met un peu de pression, explique Benoit car Henri a fait une super course il y a deux ans, il s’était même retrouvé en tête des séries lors de la seconde étape. » D’autant que ce mini, en sera à sa troisième Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Son ancien propriétaire, Stéphan Le Diraison s’étant classé deuxième dans celle de 2007. Joli palmarès pour un bateau construit en 2004. Benoît Laurière (30 ans) sait à quoi s’en tenir. Certes, il s’agira de sa première transatlantique « en live », car sur le papier, lors de soirées accoudé à un bar, ou tranquillement installé chez l’un ou l’autre, Benoît et Henri en ont parlé de cette traversée de l’Atlantique : « Je l’ai faite et refaite des paquets de fois » avoue Benoit Laurière. Son plaisir de naviguer a, pourtant, été long à se mettre en place dans l’esprit de Benoît. Pensez ! Il est né à Champigny dans le Val de Marne et vit à Bourges. C’est pourquoi il affirme « Je suis un amateur à plein temps ». Un amateur, ingénieur dans la Marine Marchande, tout de même. Ses parents n’étant pas des « voileux », il attendait l’été pour s’essayer à l’optimist : « Ce fut mes vrais débuts. Ensuite, je suis passé par les Glénans et vers 20 ans, je suis devenu moniteur fédéral. Depuis, j’ai passé pas mal d’heures sur l’eau. » La compétition, il n’y pense pas encore. Il attend la fin de ses études où il prend une année sabbatique… « et là j’ai navigué tous les jours. » Il se retrouve engagé dans le Tour de France 2007, il rencontre Henri Meyniel, on connait la suite. Ses meilleures performances en course sont une 7e place dans la mini Fastnet (2009) et une 8e dans le Trophée Marie-Agnès Péron cette saison. Preuve qu’il tient bon la barre « cela est maintenant ma 4e année sur ce bateau. Je le connais. » Cependant Benoît veut rester calme et lucide. S’il avoue « ce sera une grande aventure humaine sans oublier qu’il s’agit avant tout d’une course » il ne se donne pas d’objectif précis : « Je voudrais réussir une bonne nave, ne pas faire trop de bêtises et prendre mon pied sur l’eau. Et dans ce cas là, si je terminais dans les 10 ce serait le rêve.» La solitude et la longueur de la seconde étape ? « Je suis un peu inquiet par rapport au temps que l’on va passer sur l’eau, oui. Si je suis devant à la bagarre, pas de souci. Si je suis derrière sans objectif, dans la bannette le temps paraitra plus long. Et comme ce n’est pas confortable. » Le sommeil ? « Je n’ai jamais eu de problème. Cela devrait bien se passer. » La nourriture ? « J’aime bien manger. Là, je vais souffrir parce que le lyophilisé … Ça me motivera pour arriver le plus vite possible. » Une excellente motivation, en effet…"

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

Voir le site de Benoit : www.teamkalonig.com

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-315-210-110822032727-539-b-benoit-lauriere.jpg

Nom : www.teamkalonig.com

Numéro : 539

Architecte : Pogo 2 - Finot

Année de construction : 2005

Club : ASPTT La Rochelle

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:00
http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-173-242-110821125522-747-s-david-raison-cdphoto-loris-von-siebenthal.jpg"Ce bateau là, vous ne pouvez pas le manquer. Il est unique, curieux, surprenant, certains le trouvent laid, d’autres au contraire adorent son originalité. Une chose est sûre, il ne laisse pas indifférent. Il porte le n° 747 et, à en croire ceux qui l’ont vu à l’œuvre sur l’eau, c’est un avion. Son nom « Magnum ».

Son designer, constructeur et skipper à la fois : David Raison. Deux ans d’études à conceptualiser cette carène très large, innovante qui donne au mini une forme bizarre. La zone de flottaison est très large, le bateau semble à plat sur l’eau : « Je me suis inspiré des scows américains, explique David. Son ergonomie est optimisée au maximum. Il est ainsi très puissant. »

De face il parait « joufflu » et pourtant l’une de ses qualités premières c’est sa légèreté. David l’a conçu pour le portant, mais surprise, il est aussi performant au près. Après un début difficile lors de sa mise à l’eau en 2010 (16e du Trophée Marie-Agnès Péron et quelques avaries), il a enchaîné les bons résultats en 2011 (2e du Grand Prix d’Italie et de la Pornichet Select 6,50), avant de connaître la victoire dans la dernière Transgascogne.

David Raison est un ministe de longue date. Il naviguait déjà sur ce support en 99. Il abandonna lors de sa tentative dans la Charente – Maritime / Bahia qui s’appelait alors la Mini Transat. Il revint en 2001 avec une 7e place en proto. En 2003, il terminait 2e en série. Le voilà à nouveau en proto, mais avec un « bébé » bien à lui. Un bébé en carbone qui lui a coûté des milliers d’heures de travail et la vente de son appartement. Qu’importe. Il semble avoir réussi dans son entreprise.

D’autant que, pour avoir pris des risques et tourné le dos au traditionnel, le projet de Raison a plu à un partenaire franco-suisse (qui sponsorise déjà Etienne David) « teamwork » : « Les Suisses sont férus d’innovation. Nous avons officialisé notre accord après la Mini Barcelona. »

Depuis « tout va bien » pour David qui a effectué une opération de promotion en avril sur le Lac Leman. Opération réussie. Le temps des interrogations, voire des doutes est derrière lui. « C’est vrai que durant deux ans, je me suis posé pas mal de questions. C’était un pari. »

Pari gagné ? On ne peut pas encore le dire avec certitude. Mais la « bête » semble bien née : « Je ne pense pas m’être mis une balle dans le pied » dit l’intéressé. Reste à valider totalement ce mini nouvelle génération au terme de la plus dure des transatlantiques du monde de la voile.

« J’espère faire une belle course et satisfaire mon sponsor. J’ai certes de l’expérience, mais le niveau n’a jamais été aussi élevé. Il y a plein de marins meilleurs que moi sur l’eau. Donc, il me faut un bon bateau. »

D’autant que David Raison reconnait qu’après quatre ans loin de ces minis (dont deux pas trop mal réussis en Figaro, mais les deux autres sans navigation) il a connu quelques difficultés à se remettre dans le bain.

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Reste cet Océan à traverser. Et quand on a terminé une fois deuxième « on pense bien évidemment à la marche supérieure. Remarquez c’est valable pour toutes les places. » Pourtant, David se veut raisonnable : « Question alimentation, sommeil, solitude, longueur de la traversée, je n’ai pas de problèmes. J’espère ne pas faire trop de bêtises et surtout ne pas me mettre dans le rouge. »

Et si tout cela se passe ainsi, David Raison ne devrait pas être trop éloigné de la victoire. Si ... Si …»"

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net/fr ]

 

 

http://www.teamworkvoileetmontagne.com/tw/multimedia/2011/05/BB-mini-747-Team-Work-14-e1305883525926-150x150.jpg"Le voilier de David Raison, TeamWork Evolution, constitue une réelle innovation dans le monde des Mini 6,50. Cette Classe, qui est souvent surnommée « l’antichambre de la course au large », a déjà permis de tester de nombreuses innovations que l’on a retrouvées plus tard sur le Vendée Globe : ballasts, quilles basculantes, mâts pendulaires…

L’Evolution apporte incontestablement un vent de fraîcheur et d’innovation dans ce milieu. Son designer, constructeur et skipper David Raison, ingénieur hydrodynamicien de formation, a testé numériquement une dizaine de carènes entre 2005 et 2008.

Son objectif était de s’inspirer des meilleurs dessins du moment tout en évitant les tabous architecturaux, et donc de remettre à plat les concepts architecturaux d’un bateau de course au large en se basant sur les technologies d’études et de construction les plus modernes. Ses études lui ont permis d’aboutir sur un voilier innovant mais néanmoins cohérent. Très puissant et rapide, le TeamWork Evolution a impressionné les observateurs lors de sa première saison de course l’an passé."

[extrait du site : www.teamworkvoileetmontagne.com]

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-315-210-110821125657-747-b-david-raison-mentionner-crdit-photo-bruno-bouvry.jpg

Nom : TEAMWORK EVOLUTION

Numéro : 747

Architecte : Raison

Année de construction : 2010

Club : APCC Voile sportive

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:00

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-173-242-110830111436-728-s-david-prono.jpg"« Pour moi le plus difficile a été de me qualifier. Cette année 2011 fut incontestablement très stressante. J’ai dû tout faire en cinq mois. » Il est vrai que David Prono a eu l’obligation de brûler les étapes et de tout « enquiller » dans la précipitation. Son métier d’ingénieur en mécaniques chez ESI Groupe, l’avait « exilé », trois ans durant, à San Diego. Certes, il y a des destinations plus douloureuses que le soleil de Californie. Mais quand on veut disputer la Charente – Maritime / Bahia Transat 6,50, ce n’est pas la porte à côté. Cependant, en bon Breton, donc en homme de la mer et décidé, il achète, là bas, grâce à un importateur local un plan Lombard construit … en Espagne. Durant dix huit mois il navigue dans la baie de San Diego. Quand son contrat le ramène en France, il prend un container un peu plus grand et glisse son mini à l’intérieur. Nous sommes fin 2009. Il s’entraîne durant l’hiver et s’inscrit à la Pornichet Sélect 6,50 2010. « Un calvaire. J’ai eu d’énormes problèmes d’électronique. J’ai abandonné. Le bateau n’était pas prêt, le bonhomme non plus. » Ce sera sa seule expérience de course cette année là en raison d’une kyrielle de petits problèmes. Moralité, en janvier, il lui faut tout faire. Effectuer ses 1000 milles en course, boucler sa qualification (1000 milles en solo) et espérer être ensuite repêché sur la liste d’attente. « Cette période a été la plus stressante. Je me suis aligné à la Demi – Clé (28e), la Pornichet Select 6,50 (34e), le Trophée Marie-Agnès Péron (15e), et enfin la Mini Fastnet (24e). » Début juin, David valide ses 1000 milles de qualification en 6 jours dans des conditions optimales. Durant la Mini Fastnet, il ne doit absolument pas abandonner. Donc, pas droit à l’erreur. Pas de casse. Il termine. Le voilà sur la liste d’attente : « Mais là, je n’ai pas angoissé. Quand j’ai vu que le nombre de partants était porté de 72 à 84, j’étais presque certain de partir. » David Prono qui reconnait son statut « d’amateur » est serein. Lui qui fit ses premières armes dans le Golfe du Morbihan avec son père et son frère, avant de passer en class 8 et de régater de ci, de là : « mais assez vite j’ai eu le goût du large, j’aime la stratégie qu’offre les options météos et il est plus facile de se gérer soi même qu’un équipage. David ne craint vraiment qu’une chose, avant de s’élancer pour sa première transatlantique: « La casse ! Un pépin qui réduirait à néant un projet qui coûte beaucoup en temps et en argent. » Car David, que son employeur aide d’une manière très convenable, a investi aussi pas mal de ses fonds propres, mais ne s’en plaint pas : « Je n’ai aucun palmarès. Donc tout ce que j’ai reçu me parait très raisonnable. » Raisonnable, comme ses objectifs : « Etre au départ est déjà une victoire. Maintenant le second volet, c’est de terminer. Enfin, si tout se passe bien, je serai pleinement satisfait, si je parvenais à finir entre la 15e et 20e place. » Histoire de pouvoir dire, plus tard, à sa petite fille et au prochain enfant attendu pour Noël : « Je l’ai fait ! ». Car ça, tout le monde ne peut pas en dire autant."

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-315-210-110905034010-728-b-david-prono.jpg

Nom : GET IT RIGHT, www.esi-group.com

Numéro : 728

Architecte : Lombard Zero

Année de construction : 2008

Club : Société des Régates Rochelaises

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 07:00

Il n’est pas nécessaire de vivre au bord de la mer pour devenir un bon marin. Donatien Carme en est une preuve vivante. Sa jeunesse, il l’a passée à Saint-Quentin en Yvelines dans la région parisienne. Et de là, même par beau temps, vous n’apercevez pas la pointe du Raz, on vous le certifie.

Pourtant, il sera bien au départ, le 25 septembre, de La Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50 2011. Certes, sur le lac de Saint Quentin, Donatien a fréquenté l’école de voile locale. Car, dès qu’il a su marcher, il a sauté sur une planche à voile, puis sur un dériveur jusqu’à ses 15 ans « De plus nous passions nous vacances d’été avec mes parents soit au Pays Basque, soit en Bretagne. Mais je n’envisageais pas, à cette époque de pratiquer la voile en compétition. »

Donatien Carme commence à y songer lors de ses études de sciences économiques et sociales. Il navigue, convoie des bateaux de toutes sortes. Une vie qu’il apprécie durant ses quatre années de hautes études : « J’ai découvert la possibilité de gagner ma vie en naviguant comme équipier, en charter. Finalement, j’ai opté pour la mer. Je ne me voyais pas « cloué » dans un bureau. »

Aujourd’hui à 33 ans, Donatien dit avoir plusieurs métiers : « 1. Navigateur. 2. Préparateur de bateau et gestion de projets de course. »

Il n’a donc pas eu à chercher un conseiller pour préparer son propre projet qui remonte à 2003, depuis son arrivée à La Rochelle. « Je voulais courir en monotype. Je pensais au Figaro 2. Je travaillais avec Pascal Bidégorry, un figariste mais impossible de trouver un budget. Je suis donc allé assister au départ de la Charente – Maritime/ Bahia Transat 6.50.  J’ai découvert ces petites bombes beaucoup plus marrantes que les Figaro 2. Ce fut un vrai coup de foudre. »

Un ami de longue date, Pierre Delion, sort d’un carton, un dessin de coque de bateau originale, c’est alors que Donatien est conqui. Les deux compères foncent : « Nous avons étudié et conçu ce bateau. Le choix architectural est osé. On l’a dessiné en 2005 et mis à l’eau en 2006 où il effectue ses premiers ronds dans l’eau. »

Hélas en 2007,  Donatien Carme se fracture la main lors d’un convoyage, son mini reste à quai. En 2009, il termine 17e du Mini Pavois. « En 2010, je n’ai pas couru pour des raisons personnelles. » C’est pourquoi il affirme : « Je ne suis pas professionnel, j’essaie de faire comme si, mais mon projet est celui d’un amateur. »

Un amateur éclairé qui ne se fait guère d’illusion : « Etre au départ de cette transat est déjà une victoire, mais je ne suis pas bien préparé, je n’ai pas assez navigué pour connaître mon mini. Je ne sais pas l’exploiter à fond, il n’est pas trop « réactif » au niveau vitesse. Mais ce n’est pas grave, on fera comme on pourra. »

D’autant que si Donatien dit être « d’un naturel peu angoissé » il reconnait quand même : « Je ne sais pas comment je vais gérer la solitude en dormant peu et mal. Quand parfois tu es déprimé. »

Lors de sa qualification en mer d’Irlande, il avoue ne pas avoir ri tous les jours : « Mais quand tu as connu ces moments délicats, tu appréhendes mieux ces signaux et tu gères différemment  l’homme. Il faut savoir casser le rythme pour se sentir en vie. »

Donatien Carme part donc plein d’humilité « Pour prendre des notes et revenir en 2013 avec un projet mieux élaboré. Avec un autre bateau et des ambitions plus élevées. »

Finalement, c’est une première transatlantique, juste pour se faire une idée."

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

donatien-carme-606.jpg

Nom : 606 MERCI LES COPAINS

Numéro : 606

Architecte : Delion

Année de construction : 2006

Club : Ecole de Voile Rochelaise

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 06:00

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-173-242-110909064522-802-s-etienne-bertrand.jpgLe proverbe ne dit-il pas « on n’est jamais mieux servi que par soi même. » Etienne Bertrand, dessinateur et constructeur de minis depuis 1993, partira le 25 septembre pour la première Charente–Maritime/Bahia Transat 6,50 de sa carrière, sur son dernier né. L’aboutissement de cette génération. Il le dit sans détour : « Je suis un intuitif dans le monde du dessin. Ce mini est le meilleur que je n’ai jamais dessiné. Je l’ai fait évoluer. On ne peut pas quantifier les progrès par rapport aux autres, mais quand j’ai navigué auprès des minis antérieurs sortis de ma planche à dessins, je les ai doublés. »

De là à l’entendre dire qu’il se met dans les favoris, il y a un pas qu’il se garde bien de franchir. D’autant que « ses » autres bateaux, ceux de Boidevezi, de Riechers et maintenant de Daramy sont parmi les plus performants du milieu. « Et puis ils naviguent beaucoup plus que moi. Moi, je suis un skipper occasionnel. En fait, je prends la barre quand je sors un nouveau mini et que j’ai un acheteur. Je le teste. »

C’est pourquoi son palmarès comporte pas mal de périodes creuses. Pas de course en 2006, pas davantage en 2010. Pourtant, il y a un paquet d’années qu’Etienne Bertrand fréquente la mer et plus particulièrement les minis : « Mon premier je l’ai construit en 1993. J’étais d’ailleurs au départ de ce qui s’appelait la mini transat. Année ou les organisateurs avaient demandé à tous les concurrents, peu après le départ, devant une météo dantesque qui se préparait, de rentrer au port. Moi, je n’avais pas attendu ce conseil. J’avais fait déjà demi –tour. Le charme était rompu. Je ne suis pas reparti. »

 Il courra donc la transatlantique par bateaux interposés : « J’en ai eu neuf dont quatre cette année. Mais celui-là, c’est le meilleur. » Et d’enchaîner : « C’est l’ultime évolution de cette génération. Il est léger, facile à faire avancer. Ce que je recherche dans un mini c’est qu’il aille le plus vite possible avec le moins de voilure. Je suis un peu fainéant. »

Un fainéant qui compte 15 transatlantiques à son compteur (« Avant de dessiner des minis j’étais convoyeur ») mais une seule, toujours en convoyage, en solitaire. Aussi Etienne Bertrand ne sait pas comment il va réagir lors des trois semaines environ, nécessaires pour rallier Madère à Bahia.

« C’est une grande inconnue. Cela n’aura rien à voir avec ce que j’ai connu. Là, il y a la course. Mais je me souviens que lors de Vannes- Les Açores – Vannes j’avais parfaitement bien vécu la solitude et le stress de la compétition. »

Au point de remporter la première étape de cette épreuve au grand large en 1990 et la seconde étape en 1994. Il est loin, le petit Etienne qui n’avait jamais navigué sur le bateau de son père, avant d’intégrer, à 16 ans, l’école de Jean-Marie Vidal : « Il m’a tout appris. C’est lui qui m’a formé comme chef de bord. J’ai même voulu courir la première mini transat en 1977, quand j’étais son élève. » Mais Etienne n’était pas majeur.

Pas de souci de ce genre cette fois. Bertrand vient de fêter ses 52 printemps. De quoi regarder l’avenir avec le calme des « vieilles troupes ». « En fait, dit-il, ma plus grande crainte fut de ne pas être qualifié. Nous étions quatre pour trois places. Heureusement pour moi, il y a eu des désistements. »

Comme beaucoup de ses confrères, il part sans sponsor mais avec la foi… que n’a pas son fils, plus attiré par le surf que par la voile. « Nous sommes une quinzaine à pouvoir gagner. Je me mets dans les 15. Après … »

Après, Etienne compte vendre sa dernière « petite merveille ». Et pour cela « Il est impératif de bien naviguer et de faire une belle course. »   Avec un bateau dernier cri mis, à l’eau fin avril, qui lui a imposé une véritable course contre la montre.

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

 

Voir le site d'Etienne : www.airdularge.blogspot.com

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-315-210-110821022455-802-b-etienne-bertrand-copy-blanchet.jpg

Nom : CHASSEUR DE PRIMES

Numéro : 802

Architecte : Bertrand

Année de construction : 2011

Club : Société des Régates Rochelaises

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 05:30

gwenole-gahinet.jpg"Gahinet ! Nom glorieux, s’il en est, dans le milieu de la voile. Gilles, le père, architecte prestigieux, skipper remarquable avec ses deux succès (et cinq autres podiums) dans la Solitaire du Figaro, décédé voilà 27 ans déjà, presque au moment où Gwénolé venait au monde.

Difficile de porter un pareil patronyme et de vouloir « faire comme papa ». A l’image de Marcel Cerdan fils en boxe, ou d’Axel Merckx en vélo. Mais quand vous avez cela dans le sang, à quoi bon lutter. Gwénolé Gahinet a donc fait comme son père : architecte naval et maintenant skipper avec sa première Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50.

Or, bon sang ne saurait mentir. Dès 7 ans, le petit Gahinet commence à naviguer. Puis catamaran au lycée. Ensuite First Class 8 durant trois saisons « Ce fut l’élément déclencheur » dit-il. Gwénolé se lance dans les régates en équipage. Avec quelques amis et notamment Benoit Mariette (lui aussi engagé dans cette folle transatlantique) il dispute trois Tours de France. Et en 2010, les deux potes se lancent dans le projet du mini.

Lui, Gwénolé, achète un Pogo 2 de 2003, celui d’Antoine Debled (7e à Bahia en 2009). Pour avoir les coudées franches, Gwénolé donne sa démission de son poste d’ingénieur naval à Vannes : « Je peux me consacrer ainsi complètement à cette Charente-Maritime / Bahia Transat 6,50. Je voulais changer. Ce fut un sacré changement. Pour moi cette année 2011 est hyper agréable. Avant, je devais concilier études et voile puis boulot et voile. Là, c’est voile à plein temps. »

Les résultats suivent. Après une mise en route très honnête l’an passé (8e du Mini Fastnet, 9e de la Demi Clé), il explose cette saison : 2e du Trophée Marie-Agnès Péron, 3e de la Demi Clé, 4e de la Mini Fastnet et de l’UK Fastnet. Ce qui en fait l’un des principaux outsiders, en série, de cette transatlantique. Lui, calme le jeu :

« Ces résultats donnent confiance, c’est certain. Mais, je pars sans objectif précis, sinon celui de faire le mieux possible.» Et pour Gwénolé faire le mieux possible, c’est quoi au juste ? « Terminer dans les cinq me semble raisonnable. Je m’élance vraiment dans l’inconnu avec certains de mes adversaires qui connaissent cette course et auront donc un avantage. »

 Pour citer l’un d’eux, il n’hésite pas une seconde : Pierre Brasseur. « Mon bateau va vite, ma préparation a été bonne, bien que contrariée par un abordage avec un chalutier à mon retour de Douarnenez. J’ai apporté pas mal de modifications à bord de mon mini, mais je dois encore beaucoup progresser pour rivaliser avec Pierre. »

Dans ce but, il a pas mal travaillé la météo. Il a discuté avec ceux qui l’ont fait. Il a parlé du sommeil, de la nourriture, de la sécurité. Autant de points importants avant de s’élancer pour une aventure de plus de 4000 milles et un mois de navigation.

« Ce qui m’attire dans cette transatlantique, c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’une course, mais aussi d’une belle est grande aventure. Il y a plein de paramètres à régler avant de partir. Ce n’est pas comme pour un Tour de France. Pourtant, je ne suis pas inquiet. Je sais que ça va être difficile mais je vais essayer de faire au mieux. »

Car, Gwénolé Gahinet a une idée derrière la tête. « Cette transatlantique peut m’aider, en cas d’un bon classement à Bahia, à trouver des partenaires … pour la suite. »

Il n’ira pas plus loin. Mais il n’est pas nécessaire de lire dans le marc de café pour savoir ce qu’il sous entend par là."

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

Voir le site de Gwénolé : www.gwenolegahinet.com

gwenolegahinet-455.jpg

Nom : ASSO - WATEVER - GWENOLEGAHINER.COM

Numéro : 455

Architecte : Pogo 2 - Finot

Année de construction : 2003

Club : APCC Voile Sportive

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 05:00

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-173-242-110902015919-708-s-fabienne-robin-4.jpg"Non, ils ne sont pas tous tombés dedans quand ils étaient petits. Non, ils n’ont pas tous des parents marins. Non, ils ne viennent pas tous d’une famille, frères et sœurs compris, de skippers aguerris. Fabienne Robin en est l’exemple vivant. Certes, habitant Les Sables d’Olonne, il y avait un terrain propice. Mais pour elle, tout a commencé en 2004, à 25 ans seulement. Son métier de comptable dans un centre de gestion n’a pas résisté à un coup de foudre. Non, pas pour un grand blond ou un petit brun, mais lors d’une balade en mer sur un Classe 8. Elle se souvient : « J’avais fait quelques sorties en voile légère, quand un membre d’un club proche de chez moi, m’a appellé. Il recherchait un équipier pour former une équipe. J’y suis allée sans savoir ce qui m’attendait. Ce fut vraiment le coup de foudre. Je n’avais pas prévu ce revirement dans ma vie professionnelle.» Car, conquise, Fabienne Robin va effectuer une reconversion totale. Fini les comptes, a elle le grand large, les embruns, l’aventure. En 2007, elle passe son brevet de skipper professionnel. Depuis un an et l’achat d’un Pogo 1 et les quelques courses qu’elle a déjà disputées, Fabienne sait qu’elle pourra s’épanouir dans ce domaine. Nouveau coup de cœur en 2008. Pierre Rolland trace les lignes de son nouveau mini, le D2. Il n’existe qu’un moule, mais Fabienne Robin sent que ce sera celui là : « Il s’agissait d’un beau challenge, d’une nouveauté. J’ai demandé quelques avis autour de moi, mais quand je suis rentrée de Concarneau, ma décision était prise. Quand je pars comme cela à l’intuition je ne me trompe jamais. » Fabienne se fait donc construire un D2 : « Le deuxième de la série, après celui de Rolland sur lequel il disputa la dernière Charente-Maritime/ Bahia Transat 6.50 » précise-t-elle. Elle enchaîne Mini Pavois, Marie-Agnès Péron, Transgascogne, Les Sables-Les Açores-Les Sables « à raison de deux à trois belles courses par an. » En Septembre, son mini, baptisé « Horoquartz » sera bien au départ le 25 septembre de sa première Charente-Maritime / Bahia Transat 6.50. Inquiète ? « Pas du tout. Je m’en sens capable. La seconde partie sera une totale découverte. Avec ce Pot au Noir, dont tout le monde parle. La solitude ? Non, je la gère bien. Je ne pense vraiment pas que ce sera un problème. Je m’en suis rendu compte lors de mes deux qualifications. » Car Fabienne a cette particularité d’avoir bouclé deux qualifications : « La première en 2006. Je voulais la faire au cas où … Mais à l’époque je n’avais aucun budget. J’avais mis une dizaine de jours. La seconde en 2009 sur mon nouveau bateau. Je crois l’avoir bouclé en une semaine et ça c’était très bien passé. » Qu’attend-t-elle donc de cette transat ? « D’abord une très longue aventure, mais comme il s’agit aussi d’une course j’espère faire au mieux. » Comment ont réagi ses proches, pas marin pour deux sous, quand elle leur a annoncé son envie de partir comme cela pour 4200 milles sur un 6.50. « Très bien. Ils savent que je ne suis pas folle. » CQFD."

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

http://www.charentemaritime-bahia.transat650.net/upload/images/mini/crop-315-210-111015075748-img-9680.jpg

Nom : HOROQUARTZ

Numéro : 708

Architecte : Dingo 2 - Rolland

Année de construction : 2008

Club : Société des Régates Rochelaises

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 04:00

 

henri-patou-2.jpgObservez bien son palmarès. Et vous verrez qu’entre 2006 et 2010, Henri Patou n’a disputé aucune course. L’explication est simple. Ce directeur commercial d’un bureau d’études topographiques, responsables aux affaires internationales étaient tout simplement à Madagascar « dans une de nos filiales ». Quatre ans, entre parenthèse, dans une vie vouée à la voile depuis l’âge de 6 ans. 

« Du moment où mes parents m’ont fait monter à bord de leur voilier, je n’ai plus lâché la mer. » Henri Patou régate durant ses études à Marseille. Mais son amour pour le mini remonte à 2003. Il se souvient : « Avec trois amis, nous sommes arrivés à La Rochelle une semaine avant le départ de La Charente – Maritime / Bahia transat 6.50. J’ai trouvé une place sur un Pogo 1, lors du prologue qui allait de La Rochelle à Royan. Le coup de foudre. »

En 2005, avec un ami il rachète pour une bouchée de pain le 81. Vogue la galère. Aujourd’hui, il plaisante : « Nous avions un spi, un jeu de voiles vieilles de 10 ans, un simple fil à plomb pour jauger la profondeur. Nous ne pourrions, désormais plus repartir dans ces conditions. »

Hélas, il était écrit que ce vieux « machin » ne devait pas naviguer longtemps. Henri est victime d’un démâtage. Le mini est mis en chantier. Mais une grue s’effondre et l’écrase : « Le chantier était mal assuré. Cela a failli être une catastrophe. Il aurait pu y avoir des morts. »

Bref, le mini ce sera pour plus tard. D’autant donc que Henri Patou part pour Madagascar jusqu’en 2009 et un coup d’état. Le voilà de retour en France avec plus que jamais en tête cette envie de naviguer. De mini et surtout de cette Charente-Maritime / Bahia transat 6.50.

Henri Patou cherche, alors, une monture fiable. Il porte son choix sur un proto plan Manuard qui a disputé les transats 2005 et 2007. « J’ai la chance d’avoir un job qui me rémunère correctement. Tout passe dans la préparation du bateau. Je viens de m’offrir, par exemple, un jeu de voiles neuves. » Les résultats suivent : 2e de la Demi - Clé 2010, 7e du Mini Pavois. A 30 ans (il les a fêtés le 1er juin), Henri Patou est mûr pour la transat.

« Je vais vivre un rêve de gosse : traverser l’Atlantique. J’espère prendre du plaisir et faire une belle course. Je connais mes adversaires. Il y a une dizaine de pros à plein temps. Moi, je ne suis qu’un amateur. »

Rien ne semble l’inquiéter, mais tout l’excite. Le Pot-au-Noir par exemple : « Je suis impatient de voir ce que c’est. En fait, je suis heureux de mettre ma quille dans des endroits où je ne suis jamais allé. »  Question météo, il est serein : « J’ai pas mal travaillé le sujet avec Jean-Yves Bernot. »

La nourriture ? « La qualif m’a appris à éviter certains produits qui m’ont donné des aphtes. Je vais les oublier. »

La solitude : « Je suis resté 9 jours et demi en mer. Le temps est passé à une allure de folie. Et pourtant j’ai tout eu vent et pétole. »

En fait une seule chose l’angoisse, comme beaucoup de ses rivaux : « La casse et ne pas connaître Bahia. Je pars avec un bateau light et je veux y arriver pas mes propres moyens. »

[extrait du site : www.charentemaritime-bahia.transat650.net ]

Voir le site d'Henri : www.henripatou.com

henri-patou-551.jpg

 

Nom : ECARTIP

Numéro : 551

Architecte : Manuard

Année de construction : 2005

Club : ASPTT La Rochelle

 

 

Mini Transat 650 - Bahia Express - 1er Round from henri patou on Vimeo.

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